COLLÉ (Charles).

Chansons joyeuses, mises au jour par un ane-onyme, onissime. Nouvelle édition, considérablement augmentée, & avec de grands changemens qu'il faudroit encore changer.

A Paris, à Londres, et à Ispahan seulement,
de l’imprimerie de l’Académie de Troyes,
1765.
2 parties en 1 vol. (4)-80 pp. 16 pp. de musique gravée, maroquin Lavallière, dos orné à nerfs, armes sur le plats supérieur, filet doré d’encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

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A Paris, à Londres, et à Ispahan seulement, de l’imprimerie de l’Académie de Troyes, 1765.

2 parties en 1 vol. (4)-80 pp. 16 pp. de musique gravée, maroquin Lavallière, dos orné à nerfs, armes sur le plats supérieur, filet doré d’encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

Édition originale de la première partie, complète de la musique gravée. Une deuxième partie parut à la suite. « Le souvenir que Charles Collé (1709-1783) a laissé à son siècle et à celui qui suivit, durant lequel on le chantait encore, fut celui d’au auteur salace avant tout (…) Un recueil de chansons plus ou moins gaillardes, daté de 1765, donne le ton de ce qui paraît être l’inspiration favorite du chansonnier : Chansons joyeuses mises au jour par un anonyme, onissime. A Paris, à Londres, à Ispahan seulement, de l’imprimerie de l’Académie de Troyes, 1765. VXL.CCD.M. Telle était l’annonce de cet ouvrage osé, faussement anonyme car chacun savait, dans ce monde étroit des « belles lettres » parisiennes qu’il était de Charles Collé » (Duneton). Exemplaire enrichi d’une lettre autographe signée de Charles Collé à Charles-Simon Favart (1710-1792) « l’auteur dramatique le plus populaire et le plus joué du XVIIIe siècle, baptisé plus tard le successeur d’Anacréon » (Duneton) : A Monsieur Favart rue de la Verrerie au coin de la rue des Billettes à Paris. A Paris le 13 May [1763]. Je vous somme de votre parole, Monsieur. Messieurs de Labouexière ont une grande envie de faire connaissance avec vous, ils vous prient de leur faire l’honneur de dîner chez eux mercredy prochain 15 du courant. J’auray … aller prendre chez vous à une heure précise. Si vous ne pouviez pas pour mercredy faitte moy la grace de me le faire savoir. Si vous ne ditte mot je prendray votre silence pour consentement. C’est ce dernier party que je souhaite vivement que vous preniez ayant la plus grande envie du monde de faire avec vous, Monsieur une connaissance et une liaison plus intimes. J’ay l’honneur d’être avec une parfaitte Consideration, Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur Collé. Cette lettre fut reproduite en 1808 dans l’édition Dumolard des Mémoires et correspondance littéraires, dramatiques et anecdotiques de C.-S. Favart (II, p. 300). Provenance : le bibliophile lorrain Charles de Mandre (1805-1875) avec ex-libris et armes sur le plat supérieur. Mors supérieur légèrement frotté. Duneton, Histoire de la Chanson française, I, 853 ; Catalogue des livres et autographes composant la bibliothèque de feu M. Ch. de Mandre (1887), n°309.

Réf : 13768

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