[Avignon. Règlement d'éducation familiale. Manuscrit calligraphié, 1685-1687]. Regles dressées pour l'instruction des Enfans. Contenant un advis, une exhortation sur le Reglement. Le Reglement divisé en trois parties avec les prières du soir et matin. Achevées d'escrire et mise en usage le premier may 1685. Reveües, Corrigées & réécrites pour la Seconde fois le premier Décembre 1687.

1687.
In-8 carré manuscrit de (45) ff. à 22 lignes par page veau brun granité, dos orné à nerfs, traces de lacets, tranches jaspées (reliure de l’époque).

5 000 

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In-8 carré manuscrit de (45) ff. à 22 lignes par page veau brun granité, dos orné à nerfs, traces de lacets, tranches jaspées (reliure de l’époque).

Précieux manuscrit calligraphié d’une belle écriture et d’une parfaite lisibilité, règle familiale établie par l’aîné d’une fratrie avignonnaise à l’attention de ses cadets, revue et corrigée deux ans après sa première rédaction. Avignon reste, jusqu’en 1791, enclave pontificale en territoire français, ce qui lui confère un statut religieux particulier et explique le soin apporté dans ce règlement aux exercices liturgiques, à la confession et à la doctrine du vendredi. L’auteur, qui se nomme simplement l’aîné, ouvre son règlement par cette déclaration : « C’est le malheur que je veux tacher d’éviter dans notre famille en donnant aujourd’hui premier jour du mois de mai 1685 ce règlement aux enfants qui la composent et ainsi celui qui aura soin d’eux fasse tous ses efforts afin qu’ils l’observent de point en point pendant tout le temps de leur estude. » Le règlement se divise en : Règlement sur la Maison et Avis sur le Règlement ; Petites observations aux enfants sur l’observance de leur règlement ; Exercices ordinaires de la journée depuis six heures du matin jusqu’à midi, puis depuis six heures du soir jusqu’au coucher ; De quelques exercices particuliers pour certains jours : jours de vacances, doctrine du vendredi, confession, lecture, certaines particularités occurrentes de quelques jours de l’année. Une prière à observer une fois l’an à la mémoire de l’aïeul Simon Viénot « nostre grand père qui décéda le 29 Juin l’an 1676 » identifie cette famille avignonnaise, Simon Viénot, orfèvre d’Avignon, décédé en 1676 figure aux archives de la ville. La famille se rend à l’église Saint-Agricol et franchit le Rhône chaque premier juillet « pour s’aller baigner », attestant la vie quotidienne bourgeoise dans Avignon pontifical. D’autres oraisons sont adressées à Antoinette de Blisson, décédée le 12 janvier 1675, et à Élisabeth de Viénot, décédée le 19 février 1686. Habiles restaurations aux coiffes. [Archives Simon Viénot, cf. Catalogue Général des Manuscrits des Bibliothèques Publiques de France, tome XLIX, Aix – Arles – Avignon (Suppléments) Paris, BNF, 1951, pp. 295-296].

Réf : 11339

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