A La Haye, chez Henri Scheurleer, 1735.
3 tomes en 2 vol. in-12 de 1 f.n.ch. XXXVI-XLVIII-200 pp. ; 2 ff.n.ch. (200 à) 624 pp. ; 3 ff.n.ch. 434 pp. 24 ff.n.ch., maroquin noir, dos à nerfs, tranches dorées (Féchoz).
Nouvelle édition augmentée avec des remarques de Le Duchat « préférable aux précédentes ; le 21e chapitre y est en entier » (Brunet). « L’oeuvre la plus fameuse de l’humaniste réformé Henri Estienne […] un des monuments de la prose française du XVIe siècle, et un chef-d’oeuvre du genre satirique » (Schreiber, 161). L’édition originale avait paru à Genève en novembre 1566, sous le titre Introduction au Traité de la conformité des merveilles anciennes avec les modernes, unique édition dont le texte n’a pas été altéré, immédiatement censurée par le Conseil de Genève à la demande de Calvin, ce qui valut à Estienne d’être emprisonné en avril 1567. Henri Estienne (1528 – 1598), imprimeur humaniste, fils de Robert Estienne, publia en 1566 une nouvelle édition de la traduction latine d’Hérodote par Lorenzo Valla, qu’il fit précéder de cette Apologie, prétexte pour démontrer que les merveilles d’Hérodote ont leurs équivalents dans le monde contemporain. « L’Apologie qui semblait annoncer une oeuvre d’érudition et de critique est avant tout un pamphlet du protestant contre le catholicisme » : réquisitoire contre les abus des marchands, médecins, gens de justice et clercs, satire des dogmes du concile de Trente, épigrammes contre les prêtres et les moines. L’ouvrage fit des émules chez des protestants comme Simon Goulart et Théodore de Bèze, et trouva un écho chez Bayle et Voltaire au siècle suivant. Bel exemplaire portant un ex-libris non identifié avec la devise In Libris Curvatus Consciens In Libris. Henri Estienne, érudit, novateur, polémiste, bibliographie.
Réf : 22542
