Lugduni, Sumptib. Gabrielis Boissat, & Sog., 1636.
In-8 de (16)-486-(1) f.bl. Antonii Milliei, Lugdunensis, e societate Iesu, Moyses Viator : seu, Imago militantis ecclesiae mosaicis peregrinantis Synagogae typis adumbrata. Pars itineris posterior. Lugduni, Sumptibus Iacobi & Petri Prost, 1639. In-8 de (16)-538-(4) pp. Vignette gravée sur le titre. 2 pièces reliées en 1 fort vol. in-8, maroquin olive, dos orné à nerfs, sur les plats deux encadrements avec armes au centre entouré d’ornements dorés à petits fers, même décoration aux angles, sur le dos à nerfs, monogramme BB fleur de lys et trigramme répétés, tranches dorées, traces d’attaches (reliure de l’époque).
Édition originale des deux parties publiées à trois ans d’intervalle. Antoine Millieu (Lyon, 1574 – Rome, 1646), jésuite lyonnais, recteur du collège de la Trinité à Lyon, est l’auteur de ce long poème en vers latins sur l’Exode — image du pèlerin et du pèlerinage, marche allégorique du peuple hébreu vers la Terre Promise comme figure de l’Église militante en marche vers le Ciel. L’histoire de sa composition est singulière : « Ce poème à peine naissant (il n’avait encore qu’un chant) ne s’étant pas trouvé parmi les poésies de Millieu, échappa au naufrage général auquel il les condamna durant une maladie qu’il croyait mortelle. Revenu à la santé, les instances de ses confrères, celles de l’archevêque de Lyon et les ordres de ses supérieurs le déterminèrent à achever ce poème. Il y fut encouragé, dit-il, par les nombreux motifs qu’il pensa devoir trouver « dans ce long et laborieux voyage de Moïse, pour hâter sa propre course vers le ciel. » Mais Moïse ne parut que sous bonne escorte ; il fut accompagné d’une dédicace à l’archevêque de Lyon dont la protection lui permettra de flotter sans danger dans sa corbeille de papyrus » (Vissac, De la Poésie latine en France au siècle de Louis XIV, p. 73). Beau spécimen de reliure décorée aux armes non identifiées. Sommervogel, V, 1101.
Réf : 4940
