[LA PRIMAUDAYE (Pierre de)].

Cent quatrains consolatoires.

Lyon,
Benoît Rigaud,
1582.
In-8 de 27 pp., maroquin havane, décor à la Du Seuil, fleuron azuré au centre, dos orné à nerfs, filet sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (Chambolle-Duru).

4 000 €

Lyon, Benoît Rigaud, 1582.

In-8 de 27 pp., maroquin havane, décor à la Du Seuil, fleuron azuré au centre, dos orné à nerfs, filet sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (Chambolle-Duru).

Édition très rare. Recueil anonyme, signé à la toute fin de l’ouvrage de l’anagramme de l’auteur : Par la prière Dieu m’ayde, anagramme de Pierre de La Primaudaye. Brunet, citant La Croix du Maine, mentionne une édition in-4 parue à Paris chez Pierre L’Huillier qu’il croit antérieure à celle-ci. Pierre de La Primaudaye, seigneur de La Barrée (1546 – ca 1619), membre d’une nombreuse famille protestante angevine, « une sorte de Montaigne non sceptique mais pieux », fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, d’abord au service du duc d’Alençon (1580), puis d’Henri III, et enfin conseiller et maître d’hôtel d’Henri IV (1597). Il est surtout connu pour son Académie française (1577-1598), vaste encyclopédie morale et philosophique en quatre volumes, traduite en anglais dès 1584 et peut-être utilisée par Shakespeare. Les Cent Quatrains consolatoires témoignent de sa veine poétique religieuse, à replacer dans le contexte des guerres de Religion. Bel exemplaire, très bien établi par Chambolle-Duru. Ex-libris Jean-Paul Barbier. Baudrier, III, p. 367 ; Brunet, III, col. 837 ; Barbier-Mueller, Inventaire, 429.

Réf : 42196

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