TEILHARD DE CHARDIN (Pierre).

Le Phénomène Humain.

Rome,
1948.
1 vol. in-4 broché (273 x 218 mm) de (8)-II-174 pp., 4 figures pleine page numérotées in-texte, couverture imprimée.

3 500 €

Rome, , 1948.

1 vol. in-4 broché (273 x 218 mm) de (8)-II-174 pp., 4 figures pleine page numérotées in-texte, couverture imprimée.

Très rare édition définitive du texte majeur de Teilhard de Chardin datée Rome 28 octobre 1948, non mise dans le commerce, dont les quelques exemplaires ronéotypés furent distribués à des proches. Dès 1920, le Père Teilhard de Chardin (1881-1955) enseigna la géologie à l’Institut Catholique de Paris. D’avril 1923 à octobre 1924, il conduisit une première mission scientifique en Chine. Teilhard poursuit ses réflexions sur l’Évolution. La question du Péché Originel va être l’occasion du conflit avec Rome. Teilhard adressa à un confrère, le Père Riedenger, vers 1922, une note privée sur le Péché Originel donnant quelques pistes de réflexion. Cette note finit par se retrouver à Rome. Les réactions furent telles qu’en 1925, la Compagnie lui demanda d’abandonner son enseignement, de limiter ses publications au domaine scientifique et de repartir en Chine poursuivre ses travaux géologiques. En mars 1941, le manuscrit du Phénomène humain parvient à Rome par valise diplomatique. Il revient trois ans plus tard : publication inopportune. En octobre 1948, Teilhard se rend à Rome espérant convaincre le Supérieur Général de la Compagnie de Jésus de publier le Phénomène humain, revu suivant les conseils de ses amis, le Père de Lubac et Mgr de Solages. C’est un échec. C’est tout à la fois le refus de publier le Phénomène humain et le refus de sa candidature au poste de professeur au Collège de France qui lui était proposé. Les deux idées centrales du Phénomène humain sont la notion de l’Évolution et le concept de l’Homme. Synthèse du catholicisme et de l’évolutionnisme issu de la connaissance scientifique, Teilhard propose une introduction à une explication du monde : pour lui on ne peut donner une représentation cohérente et totale du phénomène humain sans admettre deux hypothèses, la prééminente signification de l’homme dans la nature et la nature organique de l’humanité. Pour l’auteur, l’Humanité, comme entité vivante, suit « une orientation précise et un axe privilégié d’évolution, évolution dans laquelle il voit une spiritualisation progressive de la matière ; la direction de l’évolution ne sera pas spatiale mais psychique ». Teilhard partit pour New-York en 1951, invité par la fondation Wenner-Gren à poursuivre ses travaux de paléontologie. Il meurt quatre ans plus tard. Bel exemplaire broché, tel que paru. 1 exemplaire à la B.N.F. ; 1 exemplaire à la Georgetown University (New York), fonds Pierre Leroy. Cuénot, Teilhard de Chardin, Bibliographie, p. XVI, n°200.

Réf : 44902

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