BIGOT (Georges Ferdinand).

À Saint Lazare complainte. [Dessins originaux].

Tokyo,
1888.
1 titre-frontispice et 3 planches in-4 (21 x 28 cm), vélin rigide, titre en manuscrit en long (reliure de l’époque).

2 000 €

Tokyo, , 1888.

1 titre-frontispice et 3 planches in-4 (21 x 28 cm), vélin rigide, titre en manuscrit en long (reliure de l’époque).

Album original en noir et en couleurs de Georges Bigot, précédé d’un envoi autographe signé « au commandant Berthaud Souvenir amical G. Bigot 1888 ». À Saint Lazare complainte comprend un titre-frontispice et six strophes de huit vers chacune (I-VI) le tout illustré de 9 dessins originaux dans le texte à l’encre noire avec rehauts de couleurs ; la dernière planche est signée en bas à droite « G. Bigot Tokio 1888 ». C’est de la prison que je t’écris / Mon pauvre Polyte / Hier je ne sais pas ce qui m’a pris / À la visite / C’est des maladies qui se voient pas / Quand ça se déclare / N’empêche qu’aujourd’hui je suis dans le tas / À St Lazare (…). Après la Révolution, la prison Saint-Lazare fut transformée en « hôpital-prison » pour femmes. On y enfermait principalement des prostituées, mais aussi des filles considérées comme « moralement corrompues » ou incarcérées par voie de « correction paternelle ». En 1857, la prison compte 1300 détenues environ, dont au moins 33 mineures. Arrivé au Japon en 1882, ce « souvenir » parisien de Georges Bigot (1860-1927) retrouve la veine du caricaturiste au journal La Vie Moderne et ses illustrations dans Le Monde Parisien.

Réf : 44861

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