Amsterdam (Paris), Desbordes, 1741.
2 vol. in-12 de (2)-232 pp. ; (2)-244 pp. – les cahiers L et M de la première partie sont paginés par erreur de 131 à 153 pour 121 à 143 -, veau brun, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en veau noir, tranches marbrées (reliure de l’époque).
Remise en vente de l’édition originale (Amsterdam, François Desbordes, 1740) à la date de 1741. L’Histoire d’une Grecque moderne, « un roman qui mérite pour lui-même d’être signalé, et qui n’est nullement indigne de la production de l’auteur » (André Mirambe), appartient à la « seconde période » de la production de Prévost, rédigée en exil à Bruxelles et Francfort. Comme Manon Lescaut, « Prévost fait de la narration à la première personne l’un des agents inhérents à la substance dramatique : les deux romans sont des drames de la non-communication dans la mesure où les motivations intérieures de l’être aimé demeurent à jamais impénétrables ». Le roman s’inscrit dans la vogue de l’orientalisme littéraire et dans le courant des rapports littéraires entre la Grèce et la France antérieurs au romantisme et à l’Indépendance hellénique. Provenance : bibliothèque de Mme la Duchesse de Croÿ née Arenberg, ex-libris armorié (XIXe siècle) ; second ex-libris armorié non identifié sur les premiers contreplats, avec mention de bibliothèque à l’encre du temps. Tchemerzine, V, 228, a ; André Mirambel, « L’Histoire d’une Grecque moderne de l’Abbé Prévost » ; Jean Sgard (éd.), Histoire d’une Grecque moderne.
Réf : 16290
