STAHL (Georg-Ernst).

Traité des sels, dans lequel on démontre qu'ils sont composés d'une terre subtile, intimement combinée avec de l'eau. Traduit de l'allemand.

Paris,
Cussac,
1783.
In-12 de XXIV-480 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

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Paris, Cussac, 1783.

In-12 de XXIV-480 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

Deuxième édition française, la première édition française avait paru en 1771 ; l’édition originale allemande en 1723. Georg Ernst Stahl (1659 – 1734), médecin et chimiste, fut nommé professeur à l’université de Halle lors de sa fondation en 1693, aux côtés de Friedrich Hoffmann, qui devint son adversaire doctrinal, avant de devenir en 1716 médecin du roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse à Berlin. « Pour ses travaux en chimie, Stahl est le savant le plus encensé et le plus exécré du XVIIIe siècle. L’article « Chimie » de l’Encyclopédie de Diderot le présente à l’égal de Newton ». Il développa en détail la théorie du phlogistique, dont les bases avaient été posées par Becher, en se libérant des conceptions alchimiques traditionnelles : « pour la première fois dans l’histoire, un principe unifiait toute la chimie ». Théorie séduisante mais erronée, elle domina la chimie européenne jusqu’à ce que Lavoisier la réfute par sa théorie de l’oxygène (1777-1789), faisant de Stahl l’une des figures les plus controversées de l’histoire des sciences. Stahl est également le fondateur de la théorie médicale de l’animisme, qui en fait un précurseur du vitalisme. Accroc sur la coiffe de tête, coins usés, plat inférieur noirci en coin. Ferguson, 397 ; Duveen, 561.

Réf : 15711

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