Amesterdam, Chez J. Louis de L’Orme & Estienne Roger, 1696.
In-12 de 70 pp., frontispice gravé, titre en rouge et noir, basane brune mouchetée, dos à nerfs orné de fleurons à froid, armes à froid sur les plats (reliure de l’époque).
Édition publiée un an après la première ; la comédie fut représentée au Théâtre-Français le 13 août 1695, avec un divertissement musical de Jean-Claude Gillier. Florent Carton Dancourt (1661 – 1725) était destiné par sa famille à la carrière juridique lorsque sa passion pour Marie-Thérèse Le Noir, fille du comédien La Thorillière, en décida autrement. Admis en 1685 avec sa femme dans la Troupe française des Comédiens du Roi, il fut apprécié de Louis XIV notamment dans le rôle du Misanthrope, et composa près de 90 pièces entre 1683 et 1724, considéré par Jules Lemaître comme « le père du vaudeville moderne ». De 1695 à 1700, « ce sont les pièces de Dancourt, comédies en un acte, pièces d’actualité ou paysanneries souvent vite écrites, qui permettent de maintenir les finances de la troupe ». La Foire de Bezons , fête patronale et corporative qui se déroulait le premier dimanche après le 30 août dans ce village réputé lieu de villégiature de la population parisienne, est l’une de ces comédies de moeurs où Dancourt peint la société de son temps, « ses moeurs frivoles, les prétentions de la bourgeoisie à se mêler à la noblesse ». Provenance : Johann Joseph von Wildenstein (1670-1742), armes frappées à froid sur les deux plats, aux Greifenklauen (griffes d’aigle). L’une des branches de la famille Wildenstein s’établit en Styrie à Graz après la destruction du château de Wildenstein en Carinthie lors d’un tremblement de terre en 1348.
Réf : 16075
