Gironcourt (Henri-Antoine de).

Traité historique de l'État des Trésoriers de France et Généraux des Finances. Avec les Preuves de la Supériorité de ces Offices. Le tout enrichi de notes.‎

Nancy,
Veuve Leclerc,
1776.
2 parties en 1 vol. in-4 de (16)-349 pp. (2)-358-(16) pp., maroquin rouge, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, fleurons dans les angles, tranches dorées (reliure de l’époque).

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Nancy, Veuve Leclerc, 1776.

2 parties en 1 vol. in-4 de (16)-349 pp. (2)-358-(16) pp., maroquin rouge, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, fleurons dans les angles, tranches dorées (reliure de l’époque).

Édition originale, ornée d’un portrait gravé de profil de Hue de Miromesnil, alors garde des sceaux de France, placé en tête de l’épître dédicatoire. Important traité consacré à l’histoire et aux prérogatives des trésoriers de France et généraux des finances, depuis l’origine de ces offices jusqu’à l’organisation des bureaux des finances au XVIIIe siècle. Gironcourt examine successivement l’origine des trésoriers de France et des chambres des comptes, la création des généraux des finances, des aides et finances, de la Chambre du Trésor et du Domaine, l’établissement des cours des aides et des recettes générales, puis celui des dix-sept offices de trésoriers de France et des bureaux des finances. La seconde partie rassemble les titres et pièces destinés à démontrer que les bureaux des finances doivent être considérés comme des cours supérieures. L’ouvrage prend place dans les débats du XVIIIe siècle sur le statut, les compétences et les privilèges des officiers des finances. Henri-Antoine Regnard de Gironcourt (1719 – 1786), chevalier d’honneur au Bureau des finances de Metz et d’Alsace, ne se contente pas d’en retracer l’histoire : il en défend vigoureusement les prérogatives contre les juridictions concurrentes et cherche à établir leur rang institutionnel. La recherche contemporaine confirme l’importance de ce texte pour comprendre les stratégies de légitimation du Bureau des finances de Metz et d’Alsace, institution dont les compétences administratives et judiciaires s’étendaient notamment au domaine royal, à la fiscalité et à la voirie (A. C. Mavoungou). Très bel exemplaire en maroquin rouge de l’époque. Ex-libris Mareschal Beauvais. Goldsmiths’-Kress Library of Economic Literature, 11482.16 ; Quérard, La France littéraire, III, 379 ; Conlon, Prélude au siècle des Lumières, 76:1033 ; A. M. Mavoungou, Le Bureau des finances de la généralité de Metz et Alsace, 1701-1790 : aspects institutionnels, thèse.

Réf : 41731

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