Paris, Jules Renouard et Cie, 1839.
4 vol. in-8 de LXXXIII-519 pp. ; (4)-588 pp. ; (4)- 612 pp. ; (4)-620 p., une planche repliée, veau raciné, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin noir (reliure de l’époque).
Édition originale de ce traité fondateur de la science sociale et des théories d’assistance publique sous la Monarchie de Juillet. Administrateur, philosophe et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, le baron Joseph-Marie de Gérando (1772-1842) est une figure pionnière de l’étude de l’indigence. Complétant ses travaux antérieurs (notamment Le Visiteur du pauvre, 1820), De la Bienfaisance publique constitue la synthèse de ses théories sur l’intervention de l’État et de la société civile face aux mutations économiques et à la paupérisation liées à la révolution industrielle naissante. L’ouvrage dresse un état des lieux encyclopédique et historique des systèmes d’aide sociale, des hospices, des caisses d’épargne et des bureaux de charité, tant en France qu’à l’étranger. Gérando y théorise une transition de la charité chrétienne traditionnelle vers une « bienfaisance publique » rationnelle, préventive et scientifique, destinée à responsabiliser l’individu tout en maintenant la cohésion sociale par l’éducation, le travail et le patronage moral. Bel exemplaire. Quelques rousseurs. Granier, 113.
Réf : 13925
