LE TROSNE (Guillaume-François).

De l'Administration Provinciale, et de la Réforme de l'Impôt.

A Basle, et se trouve à Paris,
chez Pierre J. Duplain,
1788.
2 vol. in-8 de (4)-XVI-605 pp. ; (4)-556 pp., demi-veau blond, dos lisses ornés de fleurons, palettes et filets dorés, tranches citron (relié vers 1800).

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A Basle, et se trouve à Paris, chez Pierre J. Duplain, 1788.

2 vol. in-8 de (4)-XVI-605 pp. ; (4)-556 pp., demi-veau blond, dos lisses ornés de fleurons, palettes et filets dorés, tranches citron (relié vers 1800).

Deuxième édition, augmentée de la Dissertation sur la féodalité et de la Manière de simplifier le plan proposé (vol. II, pp. 438-546), publiée huit ans après la mort de l’auteur et la saisie de l’édition originale. Guillaume-François Le Trosne (Orléans, 1728 – Paris, 1780), avocat du roi au présidial d’Orléans de 1753 à 1774, élève de Pothier, est l’un des principaux représentants de la physiocratie, « l’École d’Orléans » de Georges Weulersse, collaborateur des Éphémérides du citoyen et du Journal de l’agriculture, du commerce et des finances, ami de Turgot. Cet ouvrage, son dernier et son plus ambitieux, est issu d’un mémoire primé en 1776 par l’Académie de Toulouse. Revu, développé et complété, il parut à Bâle en 1779 sans nom d’auteur. Les vues produites parurent si audacieuses, Le Trosne y proposait notamment l’imposition des biens du clergé et de la noblesse, et l’abolition de la féodalité — que le garde des Sceaux fit saisir les exemplaires pour éviter que la publication n’offusquât les députés de l’Assemblée générale du clergé réunie à Paris en 1780. Necker, peu réputé pour ses sympathies physiocratiques, avait pourtant favorisé la publication. « Le seul travail pratique de l’école physiocratique et son dernier mot. Le Trosne y examine l’administration de son époque avec une précision remarquable et sans aucune partialité. Cette puissante étude est le meilleur tableau que nous possédions des Finances de l’Ancien Régime » (Jérôme Mille). Schumpeter (History of Economic Analysis, I, p. 317) salue l’ampleur de l’ouvrage. L’INED souligne qu’il constitue « une source importante de renseignements sur l’organisation de la société avant 1789 ». Esmein a pu dire que le comité de constitution de 1789 avait pris le plan de Le Trosne pour modèle. Brunissures atteignant les six derniers feuillets du tome I. Einaudi, 3357 ; Goldsmiths, 13644 ; INED, 2867 ; Kress, B.1438 ; Peignot, Livres condamnés au feu, II, 164. Bel exemplaire.

Réf : 886

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