[Roman inédit. Émigration]. Montalembert (Marie Joséphine de Comarieu). [Manuscrit]. Isaure 1er volume écrit en 1810 par M. de C. Mqse de Montalembert. 1er volume composé en 1796 avant Elise et Horace , qui ont été imprimés depuis.

Sans lieu (Londres),
1810.
Manuscrit in-4 broché (20 x 25,5 cm) de (1) f. de titre, 176 pp. (mal chiffrées 166), environ 35 lignes par page à l’encre brune, couverture d’attente, pièce de titre papier manuscrite au premier plat.

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Sans lieu (Londres), , 1810.

Manuscrit in-4 broché (20 x 25,5 cm) de (1) f. de titre, 176 pp. (mal chiffrées 166), environ 35 lignes par page à l’encre brune, couverture d’attente, pièce de titre papier manuscrite au premier plat.

Roman inédit de la marquise de Montalembert, dont seul le premier volume nous est parvenu. Le titre porte la mention : Isaure Per volume écrit en 1810 par M. de C. Mqse de Montalembert. Une note précise que ce roman avait été composé dès 1796, antérieurement à Élise Duménil et à Horace, les deux autres romans de l’auteur qui furent publiés respectivement à Londres en 1798 (6 vol.) et à Paris chez Maradan en 1822 (4 vol.). Isaure Per demeura inédit, ce qui confère à ce manuscrit un intérêt particulier pour l’histoire de la littérature féminine de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Le roman s’ouvre sur une scène de voyage et d’identités dissimulées : Mme Granges, qui doit passer à Londres pour la veuve d’un marchand, voyage avec sa fille Isaure et Marianne, tandis qu’un ancien valet du défunt comte de Kersange les accompagne. L’incipit donne d’emblée au récit une tonalité romanesque faite de malheurs, de secrets de famille et de changements d’identité : « En vérité, Madame la comtesse… » Marie-Joséphine de Comarieu, marquise de Montalembert (1760 – 1832), fut une femme de lettres et une figure des salons parisiens. Son hôtel de la rue de la Roquette abritait un théâtre de société où elle faisait représenter des pièces et recevait écrivains, artistes et musiciens, notamment le chevalier de Saint-George, qui la conseilla pour les mises en scène et exécuta des concerts de violon chez elle. Elle fut également l’une des femmes dont Rétif de la Bretonne s’inspira pour ses personnages féminins : le personnage de la marquise de M*** dans Les Nuits de Paris est directement associé à la marquise de Montalembert dans les écrits autobiographiques de Rétif. Le manuscrit, d’une écriture fine et lisible, comporte plusieurs corrections et témoigne ainsi du travail de composition de l’auteur. Les deux feuillets correspondant aux pages 57-58 et 113-114 sont malheureusement manquants. Quérard, VI, 229.

Réf : 43257

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