PRIOREAU (Guillaume).

[Plan sur les finances de l'Etat, présenté à M. Necker directeur général des finances, par M. le chevalier D.P.L.C]. Moyen certain d'accroître de plus d'un quart les revenus de l'État en diminuant de plus d'un tiers les impositions actuelles.

[1789].
Manuscrit à l’encre brune in-4 de 28 pp. à 38 lignes par page.

1 500 

, , [1789].

Manuscrit à l’encre brune in-4 de 28 pp. à 38 lignes par page.

Précieux exemplaire manuscrit signé par l’auteur d’un mémoire imprimé sur les finances resté anonyme depuis sa publication en 1789, l’un des nombreux projets de réforme fiscale soumis à la convocation des États généraux, recensé par Stourm (Bibliographie historique des Finances de la France au XVIIIe siècle, p. 191, n° 1) sans attribution d’auteur. Le texte, conforme en cinq chapitres à l’imprimé publié sous le pseudonyme M. le chevalier D.P.L.C., est adressé Aux États Généraux assemblés : « Messieurs, Si l’homme a été dès son origine l’objet de la prédilection et de la tendre complaisance de son Créateur c’est concourir à ses vues, c’est imiter en quelque sorte sa bonté que de protéger l’humanité et de veiller à son bien être » (incipit). Il propose un Plan d’une nouvelle ferme générale ou création de deux seuls droits devant tenir lieu de toutes impositions, projet de simplification fiscale radicale réduisant à deux taxes uniques l’ensemble des impositions de l’Ancien Régime. L’auteur a signé au bas de chaque page, avec ses titres complets in fine : Le Ch. de Prioreau Garde du Corps du Roi Compagnie de Villeroi Capitaine de cavalerie et porte arquebuse de Monseigneur le Comte d’Artois. Guillaume Prioreau (Caprais, Dordogne, 27 août 1737), garde du corps du roi de juin 1755 à mai 1770, porte-arquebuse du comte d’Artois puis prévôt général de la compagnie de maréchaussée des voyages et chasses du roi, est ainsi identifié pour la première fois comme l’auteur de ce mémoire anonyme. Le présent manuscrit est vraisemblablement la copie définitive remise à Necker ou aux États généraux avant impression, à l’heure où la crise financière de l’État, fruit de la Guerre d’Indépendance américaine, des disettes de 1788 et d’un déficit structurel de quelque 100 millions de livres, atteignait son point critique. Necker, rappelé au pouvoir en août 1788, convoqua les États généraux en mai 1789, suscitant une avalanche de projets de réforme dont celui-ci est l’un des témoins manuscrits les plus rares. Stourm, Bibliographie historique des Finances de la France au XVIIIe siècle, p. 191, n° 1 (sans attribution d’auteur).

Réf : 16059

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