L'ÉPÉE (Charles-Michel de).

Exercice de sourds et muets.

A Paris,
De l’Imprimerie de L. Cellot,
1772.
In-4 broché de 23-(1) pp., couverture muette.

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A Paris, De l’Imprimerie de L. Cellot, 1772.

In-4 broché de 23-(1) pp., couverture muette.

Édition originale de toute rareté, « lu et approuvé, ce 14 juin 1772, Marin. Vu l’Approbation, permis d’imprimer, ce 15 juin 1772. De Sartine ». Deuxième exercice publié de l’abbé de L’Épée, antérieur de deux ans à l’Institution des sourds et muets (Paris, Butard, 1774) et quatre ans à l’édition augmentée de l’Institution par la voie des signes méthodiques (Paris, Nyon l’aîné, 1776). Mention manuscrite sur le titre à l’encre du temps : « Cet exercice s’est fait à la fin du mois de juin et au commencement du mois de Juillet, chez Mr l’Abbé de l’Épée, rue des Moulins, Butte Saint Roch. » Charles-Michel de L’Épée (Versailles, 1712 – Paris, 1789), abbé janséniste, avait ouvert rue des Moulins la première école publique et gratuite pour sourds au monde, ouverte à tous. Ce n’est pas L’Épée qui créa la langue des signes française — les sourds la pratiquaient avant lui : « tout au contraire, il l’a appris des sourds et muets » (Pierre Desloges, Observations d’un sourd et muet, 1779), mais il inventa les signes méthodiques, langage gestuel calqué sur la grammaire française pour enseigner le français aux sourds. Les exercices publics mensuels rue des Moulins, où un public nombreux venait assister aux démonstrations de la méthode par les élèves sourds, constituèrent l’une des grandes sensations intellectuelles du Paris des Lumières. En français dans le texte, 168 ; Maryse Bézagu-Deluy, L’abbé de L’Épée, Paris, Stock, 1990.

Réf : 12016

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