A Paris, chez Guillaume Cavelier, 1736.
In-12 de (8)-LVI-(20)-296-(15) pp., veau brun, dos lisse orné, tranches rouges (reliure de l’époque).
Édition originale du premier ouvrage majeur de François Quesnay (1694 – 1774), chirurgien à Mantes avant de devenir médecin personnel de Mme de Pompadour et de Louis XV à Versailles, et fondateur de la physiocratie. « Quant à son Essai sur l’économie animale, il occupe une place à part dans son œuvre. Il est en effet l’expression de sa pensée profonde sur la médecine de son temps et sur ce qu’elle devrait être dans l’avenir. Il ne s’agit plus ici de descriptions cliniques ni de recettes thérapeutiques, mais d’une critique de l’art de soigner, dont l’inspiration est extrêmement différente de celle qui a commandé des œuvres purement médicales » (INED). L’ouvrage fut longtemps considéré comme appartenant au seul corpus médical de Quesnay et négligé par les historiens de l’économie, mais la recherche contemporaine a établi le lien fondamental entre physiologie et physiocratie : « De même que la médecine s’appuie sur l’économie animale afin de décrire le fonctionnement du corps humain, l’économie politique se fonde sur une économie de la nature pour représenter le fonctionnement des sociétés » ( Cahiers d’histoire, 2010). Charles Gide avait formulé cette filiation dès le XIXe siècle : « De la physiologie à la physiocratie, il n’y a qu’un pas. » INED, François Quesnay et la physiocratie, I, p. 302 ; Goldsmiths, 7346 ; Wellcome, III, 438.
Réf : 11086



