Paris, , 1722.
In-8 manuscrit de (2)-170 pp., veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, filet et frise dorés d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
Précieux manuscrit, copie effectuée par un secrétaire, repassée à l’encre, d’une parfaite lisibilité , de la deuxième édition du Poème de la Grâce de Louis Racine, avec 25 corrections, biffures et additions autographes de l’auteur : vers, mots ou hémistiches biffés au profit de corrections insérées entre les titres de chapitre et le texte, quelques vers ajoutés. Louis Racine (1692 – 1763), second fils et dernier enfant de Jean Racine, fit ses études au Collège de Beauvais sous la direction de Charles Rollin, fut reçu avocat, puis entra chez les Oratoriens de Notre-Dame des Vertus (vers 1715), où il commença La Grâce, poème achevé à Fresnes chez le chancelier d’Aguesseau, qui le prit sous sa protection et le fit entrer en 1719 à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. L’édition originale parut en 1720 ; la deuxième édition (1722), dont la présente copie reproduit le texte, fut augmentée de l’Épître à Valincour et d’un appareil critique. « Sa candidature à l’Académie française fut repoussée par le cardinal de Fleury en raison du jansénisme qui inspire le poème de La Grâce », expérience dont Racine tira la leçon dans La Religion (1742). Contenu du volume. Le manuscrit est suivi d’un Post-propos signé Jean-Louis (Racine) et de larges extraits de l’Imitation de Jésus-Christ par Thomas à Kempis. Relié en tête : La Religion, Poëme. Paris, Chez Jean-Baptiste Coignard, Jean Desaint, 1742. In-8 de XVI-206-(2) pp. Édition originale, dont le sujet est tiré d’une pensée de Pascal : « À ceux qui ont de la répugnance pour la Religion, il faut commencer par leur montrer qu’elle n’est pas contraire à la raison. » Suivie du Jugement de M. Rousseau sur le poème de La Religion, de l’Épître de M. Rousseau et de la Réponse de M. Racine. Vignette sur le titre gravée par Charles-Nicolas Cochin. La Religion connut un succès durable et fut constamment rééditée jusqu’au milieu du XIXe siècle ; Voltaire lui consacra ses Conseils à Monsieur Racine sur son poème de La Religion (1742). Brunet, IV, 1083 ; Quérard, VII, 427 ; K. Padanyi, « De la Grâce à la Religion ».
Réf : 2049
