[Maîtres potiers d'étain de Paris]. Statuts, ordonnances et privilèges des Maîtres Potiers d'Étaim de la ville et faubourgs de Paris, avec l'Avis de Messieurs les Lieutenant Civil et Procureur du Roi au Chastelet, confirmez par le roi Louis XIII, vérifiez en Parlement et au Châtelet, es années 1614 et 1615 et réimprimés par les soins des Sieurs Charles Loyseau, Nicolas-Ch. Tonnelier, Louis-Antoine Feloix et Joseph Samain, jurés en charge de l'année 1739.

Paris,
de l’Imprimerie de Gonichon,
1739.
In-8 de 39 pp., veau brun, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l’époque).

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Paris, de l’Imprimerie de Gonichon, 1739.

In-8 de 39 pp., veau brun, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l’époque).

Édition 1739 des statuts, ordonnances et privilèges des maîtres potiers d’étain de Paris (33 articles) suivis de la Liste de maîtres et marchands potiers d’étain, tailleurs d’armes sur étain, de la ville, prévôté et vicomté de Paris suivant l’ordre de réception. « Nous connaissons de très nombreux statuts de corporations de potiers d’étain des siècles passés. A partir du Xème siècle, elles se dotent progressivement, d’une part, de règlementations visant à protéger leur spécificité et leurs productions, et d’autre part, de marques ou de poinçons identifiant leurs membres. Mais les premiers poinçons que nous connaissons ne datent que du XIIIème siècle. Il faudra attendre le XVIIème siècle pour voir aboutir une réglementation générale. Les édits royaux de 1643 et de 1691 vont en effet instituer deux poinçons pour l’ensemble des « cinq fermes du Royaume»: une marque de maîtrise et une marque de contrôle. En envoyant à la fonte pour renflouer les finances du royaume, l’orfèvrerie de sa noblesse, les Edits Somptuaires de Louis XIV donnèrent indiscutablement une nouvelle impulsion à la poterie d’étain. En effet, privés d’une grande partie de leurs luxueuses vaisselles, grands bourgeois et nobles vont remplacer l’or et l’argent par l’étain. On voit alors apparaître sur leurs tables et dans leurs intérieurs des objets en étain inspirés des formes de l’orfèvrerie. Mais, dès les années 1730, un autre événement va venir contrarier cette embellie : l’engouement pour la faïence. En effet, cette dernière présente de nombreux avantages sur l’étain. Certes, elle est plus fragile, mais elle est colorée, n’a pas d’odeur et n’a pas besoin d’être récurée. Le phénomène ira encore en s’amplifiant à la fin du XVIIIème siècle avec l’apparition et la fabrication quasi industrielle à moindre coût des vaisselles en «terre de pipe». En 1786, les corporations de potiers d’étain sont supprimées, rétablies un temps puis définitivement dissoutes. » (Jean-Claude Commenchal, expert). Quelques rousseurs.

Réf : 44906

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