[Commune de Paris. Incendie du ministère des Finances. Archives inédites. 1871]. REY-GAUREZ (François). Ensemble d'archives manuscrites relatives au sauvetage du mobilier et à l'incendie du Ministère. Avril-Juillet 1871. 3 lettres manuscrites de 4 pages in-8 ; 1 rapport manuscrit de 6 pages in-4 ; 1 inventaire manuscrit de 3 ff. in-folio. Chaque lettre et le rapport accompagnés de leur double préparatoire, biffé et abondamment corrigé. Joint deux pièces officielles d'époque

1871.
3 lettres manuscrites de 4 pages in-8, 1 rapport manuscrit de 6 pages in-4, 1 inventaire manuscrit de 3 ff. in-folio. Les lettres et le rapport sont accompagnées pour chaque pièce d’un double préparatoire, biffé et corrigé.

1 500 

, , 1871.

3 lettres manuscrites de 4 pages in-8, 1 rapport manuscrit de 6 pages in-4, 1 inventaire manuscrit de 3 ff. in-folio. Les lettres et le rapport sont accompagnées pour chaque pièce d’un double préparatoire, biffé et corrigé.

Précieux ensemble inédit provenant d’un acteur direct des événements, documentant de l’intérieur l’activité du ministère des Finances pendant la Commune, depuis la mise en sécurité des biens jusqu’à l’incendie de l’hôtel du ministère, rue du Mont-Thabor, les 22-24 mai 1871. « Les archives et la bibliothèque du ministère disparaissent dans l’incendie, mais un certain nombre de documents et une partie du mobilier sont sauvés des flammes » (Ministère de l’Économie, Paris brûle-t-il ?). François Rey-Gaurez, frotteur affecté à la Maison du ministre Augustin Pouyer-Quertier, alors replié à Versailles, adresse à son supérieur Ruos trois lettres datées des 20, 23 et 26 avril 1871, dans lesquelles il rend compte de la mise à l’abri des malles et des fonds du ministère, tandis que la menace des pillages se précise. Renvoyé par les insurgés le 21 mai, il revient au ministère pendant la Semaine sanglante et participe, avec le chef du matériel Achille de Colmont, qui publiera en 1882 l’Historique de l’incendie du ministère des Finances (24-30 mai 1871), référence sur le sujet, au sauvetage du mobilier d’apparat sous le feu. Il décrit notamment l’évacuation des « deux petites bibliothèques de Monsieur le Ministre », des meubles de la grande galerie, de la grande pendule, des lustres, du billard et du piano à queue : « Il ne restait dans les petits appartements que les quatre murs. » Son rapport du 31 mai 1871, adressé au ministère, constitue un témoignage direct sur les circonstances de l’incendie et la destruction de l’édifice. L’inventaire du 28 juillet suivant répertorie le « linge de la Maison du Ministre qui a été sauvé ». La conservation des brouillons préparatoires, abondamment corrigés, permet de suivre l’élaboration des témoignages au moment même où se déroulent les événements. Pièces jointes : laissez-passer officiel délivré à Rey-Gaurez le 29 mai 1871 ; billet de réquisition militaire du 8 février 1871, signé Le commandant Cathilineau, ordonnant à la Compagnie d’Orléans le transport d’un mobilisé de Poitiers à Angers, signataire à rapprocher vraisemblablement du commandant Henri de Cathelineau, général des Volontaires de l’Ouest pendant la guerre franco-prussienne, sous réserve de vérification. Ministère de l’Économie, Paris brûle-t-il ? ; Achille de Colmont, Historique de l’incendie du ministère des Finances (24-30 mai 1871), 1882.

Réf : 44587

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