A Londres et se vend à Paris, Chez la Veuve Brunet, 1763.
3 vol. in-12 de (2)-XVI-312 pp. ; (2)-330 pp. ; (2)-318 pp., veau marbré, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et havane, tranches rouges (reliure de l’époque).
Première et unique édition française séparée, réimprimée aux volumes XXII et XXIII des Voyages imaginaires de Garnier (Amsterdam et Paris, 1788), de The Life and Adventures of Peter Wilkins, a Cornish Man de Robert Paltock (1697-1767), avocat anglais, publié anonymement à Londres en 1751 et traduit par Philippe-Florent de Puisieux (vers 1720-1773). La réception anglaise du roman fut partagée : « l’enfant illégitime d’une conjonction pas très naturelle entre les Voyages de Gulliver et Robinson Crusoé », jugement excessivement sévère, car le roman « mérite mieux que cette comparaison réductrice » (Springer). « C’est là un ouvrage important en ce que l’aventure y est présentée d’une façon très réaliste, moderne même, et que les événements, pour si extraordinaires qu’ils soient, apparaissent nécessaires, quotidiens, sans pour autant perdre de leur pouvoir d’émerveillement » (Versins). Pierre Wilkins, jeune Cornouaillais de la classe moyenne, après de nombreuses aventures maritimes , naufrage, esclavage en Angola, vie de Robinson solitaire, découvre dans les terres australes un peuple de hommes volants (les Glums et les Gawrys) dont il épouse la princesse. Le roman mêle robinsonnade, utopie insulaire et merveilleux scientifique dans une veine qui annonce Jules Verne. Il inspira directement Restif de La Bretonne pour La Découverte australe par un homme volant, ou le Dédale français (Paris, 1781) et fut traduit en allemand dès 1767. « Peter Wilkins était destiné à devenir l’un des romans les plus redécouverts de toute la littérature anglaise » (Springer). Hartig & Soboul, p. 57 ; Fortunati-Trousson, p. 354 (pour l’édition originale) ; Cohen-De Ricci, 830 ; Springer, « Peter Wilkins: a Romantic Cult Book ».
Réf : 41433
