GRIFFET (Henri).

[Manuscrit]. Mémoires pour servir à l'histoire de Loüis, dauphin de France. Mort à Fontainebleau le 20 décembre 1765 âgé de 36 ans. Composé par le P. Griffet, Jésuite et publié par l'abbé Querbeuf.

[1777 ca].
Manuscrit in-4 à 35 lignes par page de (4)-119 pp., demi-vélin, tranches jaspées (reliure de l’époque).

1 000 

, , [1777 ca].

Manuscrit in-4 à 35 lignes par page de (4)-119 pp., demi-vélin, tranches jaspées (reliure de l’époque).

Copie manuscrite du texte de Griffet réalisée avant l’impression de 1777. Note en tête du manuscrit : « Cette copie a été faite sur le manuscrit avant l’impression mise au jour en 1777 : il s’y trouve quelques différences avec l’imprimé. Texte et chapitrage sont donc quasi conformes (moins le Traité de la connoissance des hommes fait par ses ordres en 1758) à la première édition donnée sous ce titre par Tréaudet de Querbeuf. » Louis Ferdinand de France (Versailles, 4 septembre 1729 – Fontainebleau, 20 décembre 1765), fils de Louis XV et de Marie Leszczynska, dauphin de France sans avoir jamais régné, fut le père de trois rois : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Sa mort prématurée à trente-six ans laissa le champ libre à la légende dorée construite par ses partisans jésuites et dévots. La Dauphine Marie-Josèphe de Saxe commanda ces Mémoires au Père Henri Griffet (Moulins, 1698 – Bruxelles, 1771), jésuite, prédicateur du roi, historien de France, dont la mort avant la parution explique que l’édition fut donnée par Yves-Mathurin-Marie Tréaudet de Querbeuf (Paris, P.G. Simon, 1777, 2 vol. in-12). L’ouvrage, publié simultanément avec la Vie du Dauphin de l’abbé Proyart, constitue le premier portrait hagiographique du dauphin. « Les thuriféraires jésuites, comme le Père Griffet ou l’abbé Proyart, érigent le Dauphin en défenseur modèle du christianisme, en prince très chrétien qui aurait vainement tenté de s’opposer à un père aux mœurs dissolues, victime de ministres contaminés par les idées nouvelles » (Didier Masseau). « À partir de l’image léguée par ces deux biographies, l’historien s’est attelé à la déconstruction des idées reçues : l’image du Dauphin s’est bâtie à partir d’une hagiographie minée par les affrontements idéologiques du XIXe siècle » (Bernard Hours, cour-de-france.fr). Le présent manuscrit, antérieur à l’impression, présente « quelques différences avec l’imprimé » et est dépourvu du Traité de la connoissance des hommes (1758) qui forme le second volume de l’édition originale. Didier Masseau, Les Ennemis des philosophes, p. 75.

Réf : 13876

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