MORELLY (Etienne Gabriel).

Essai sur l'esprit humain ou principes naturels de l'éducation.

A Paris,
chez Ch. Jean-Bapt. Delespine,
1743.
In-12 de (26)-369-(1) pp., veau brun moucheté, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

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A Paris, chez Ch. Jean-Bapt. Delespine, 1743.

In-12 de (26)-369-(1) pp., veau brun moucheté, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).

Édition originale du premier ouvrage d’Étienne Gabriel Morelly, philosophe dont la biographie reste presque entièrement obscure : « inconnu, autant que méconnu, Morelly n’est du même coup qu’un nom sans couleur, le plus souvent hasardé » (Nicolas Wagner). On sait seulement qu’il était né à Vitry-le-François et qu’il exerça vraisemblablement comme régent dans les collèges. Ce traité de pédagogie affirme que l’enfant est sensible avant d’être raisonnable : « J’écris pour l’homme et je le prends dès son enfance : j’observe les mouvements de son esprit et les progrès de ses connaissances ; et comme il est sensible avant que d’être raisonnable, c’est en épiant ses sensations que je cherche à découvrir les premiers pas que la raison lui fait faire ». Ses thèses pédagogiques lui attirent aussitôt les critiques de l’abbé Desfontaines dans le Mercure du 18 mai 1743, partisan des exercices de mémoire. L’ouvrage est suivi en 1745 des Essais sur le coeur humain, puis de la Basiliade (1753), et surtout du Code de la nature (1755), un des premiers exemples de la pensée socialiste dans lequel Morelly plaide pour une société sans propriété privée, fondée sur le travail en commun : précurseur de la maxime « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ». Ce corpus fut longtemps attribué à Diderot, qui s’en défendit. Stéphanie Roza, Morelly, Code de la nature ; Nicolas Wagner, État actuel de nos connaissances sur Morelly, Dix-huitième siècle.

Réf : 5807

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