A Londres, [Amsterdam, Marc-Michel Rey], 1769.
In-8 de (4)-284 pp., veau blond glacé, dos lisse orné, triple filet doré sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
Édition originale de cet ouvrage érudit attribué à l’abbé Bigex, l’un des secrétaires de Voltaire, dont le rôle dans la composition reste « indéchiffrable » (Dictionnaire Voltaire) : « L’objectif de l’édition critique a été « de rendre intelligible aux lecteurs le peu qui est dû à Voltaire dans cet ouvrage » » (Dix-huitième siècle, n° 28, 1996, p. 572). La contribution effective de Voltaire comme traducteur n’est pas clairement établie, mais il est certain qu’il « manquait à Voltaire l’expertise nécessaire en histoire ecclésiastique et en patristique, peut-être même en latin, pour faire des traductions et les notes savantes » (Dictionnaire Voltaire). L’ouvrage réunit 10 textes apocryphes tirés et traduits du Codex apocryphorum de Johann Albert Fabricius (1703-1719) : Évangile de la naissance de Marie, Protévangile de Jacques, Évangile de l’Enfance, Deux lettres de Pilate, Relation de Pilate, etc., « un vaste travail de documentation [qui] prolonge l’article « Christianisme » du Dictionnaire philosophique », et prépare les importants articles « Évangile » et « Christianisme » des Questions sur l’Encyclopédie (1770-1772). La Voltaire Foundation situe ce travail dans le contexte de la campagne contre l’Infâme : « Voltaire began serious study on Christian antiquity and early Church history, and particularly on the « hidden » or apocryphal texts » (voltaire.ox.ac.uk). Bel exemplaire. L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 4205.
Réf : 11830

