SLEIDANUS (Johannes).

Io. Sleidani de Statu religionis et reipublicae, Carolo quinto caesare, commentarii. Additus est liber XXVI. Suivi de : Io. Sleidani de Quatuor summis imperiis, babylonico, persico, graeco et romano libri tres.

[Genevae ],
Excudebat Conradus Badius,
1559.
2 vol. petit in-8 (12 x 8 cm) de 458 ff. (14) ff. d’index ; 50 ff. (6) ff. d’index., veau blond, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge, triple filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure du XVIIIe siècle).

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[Genevae ], Excudebat Conradus Badius, 1559.

2 vol. petit in-8 (12 x 8 cm) de 458 ff. (14) ff. d’index ; 50 ff. (6) ff. d’index., veau blond, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge, triple filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure du XVIIIe siècle).

Nouvelle édition posthume, imprimée en caractères minuscules par Conrad Badius à Genève — réunissant les deux traités majeurs de l’humaniste et historien luxembourgeois Johannes Sleidanus (Schleiden, 1506 – Strasbourg, 1556). Né à Schleiden dans le duché de Luxembourg, Sleidanus étudia les humanités à Louvain et Cologne, et le droit à Paris et Orléans. Entré au service du cardinal Jean du Bellay, il fut employé dans les négociations de la cour de France avec les protestants allemands contre Charles Quint, avant de s’établir définitivement à Strasbourg en 1542, où Martin Bucer proposa à Philippe de Hesse de le nommer historien officiel de la Réforme — charge assortie d’un salaire et d’un accès à tous les documents nécessaires. Représentant de Strasbourg au concile de Trente en 1551, il mourut dans la pauvreté en octobre 1556, l’année suivant la publication de son oeuvre maîtresse. Le De Statu religionis, histoire de la Réforme de 1517 à 1556 en 25 livres, auquel fut adjoint un vingt-sixième livre posthume dès 1558, « constitue une rigoureuse histoire de la Réforme à la base de l’historiographie moderne, non seulement allemande mais européenne ». « La gelehrte Geschichtsschreibung ne devint indépendante de Sleidanus que lorsque les archives s’ouvrirent au XIXe siècle et que les actes qu’on avait dû utiliser jusque-là dans ses extraits devinrent accessibles dans l’original » (Fueter, Geschichte der neueren Historiographie, p. 203). Sleidanus fut traduit en français par Pierre Le Courayer sous le titre Histoire de la réformation (1767-1769). Le De Quatuor summis imperiis, traité des quatre monarchies universelles (babylonienne, perse, grecque et romaine), est l’un des derniers textes rédigés par Sleidanus avant sa mort. Vignette gravée (45 x 42 mm) sur le titre répétée au titre suivant. Très bon exemplaire. Adams, S.1294 ; Haag, La France protestante, VIII, pp. 225-227 ; VD16, S 6685.

Réf : 2731

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