MARAT (Jean-Paul).

De l'Homme ou des principes et des loix de l'Influence de l'åme sur le corps, et du corps sur l'åme.

Amsterdam,
Marc-Michel Rey,
1775-1776.
3 tomes en 3 volumes in-12 de (4)-XXXIV-323-(3) pp. ; (8)-379-(1) pp. ; (8)-220 pp. 2 planches dépliantes, veau havane marbré, dos à 5 nerfs très richement ornés, tranches rouges (reliure de l’époque).

2 000 

Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1775-1776.

3 tomes en 3 volumes in-12 de (4)-XXXIV-323-(3) pp. ; (8)-379-(1) pp. ; (8)-220 pp. 2 planches dépliantes, veau havane marbré, dos à 5 nerfs très richement ornés, tranches rouges (reliure de l’époque).

Édition originale française, rare. Traduit et augmenté par l’auteur lui-même d’après son A Philosophical Essay on Man (Londres, 1773), publié chez le grand éditeur hollandais Marc-Michel Rey, l’imprimeur de Rousseau, de d’Holbach et de l’Encyclopédie. Jean-Paul Marat (Boudry, 1743 – Paris, 1793), médecin formé à Bordeaux, Toulouse et Paris, avait passé onze ans à Londres (1765-1776), où il acquit une solide réputation de clinicien et obtint le doctorat en médecine de l’université de Saint Andrews en 1775. C’est dans ce contexte londonien qu’il rédigea ses premiers écrits philosophiques : An Essay on the Human Soul (1772) d’abord, puis le Philosophical Essay on Man (1773), étendu en 1775 en trois volumes français sous le titre De l’Homme. L’ouvrage s’inscrit dans le débat central de la physiologie des Lumières sur les rapports entre l’âme et le corps, contre l’animisme de Stahl et dans la tradition mécaniste, Marat est cité (Dix-huitième siècle, 1979) parmi les « médecins mécaniciens » aux côtés de Le Cat et Le Camus. Disciple de Rousseau, l’ouvrage attaque Helvétius, « esprit faux et superficiel », et suscita la réplique piquante de Voltaire. De retour en France en 1776, Marat fut nommé médecin des gardes du comte d’Artois avant de devenir, à partir de 1789, L’Ami du peuple. Bel exemplaire complet de ses 2 planches.Ex-libris de la Bibliothèque du docteur Karl Gerster.

Réf : 2819

Thème

Panier