ZOLA (Émile).

La Terre.

Paris,
Charpentier,
1887.
In-12 de (4)-519 pp., demi-maroquin chocolat à coins, dos orné à nerfs, non rogné, couverture conservée (reliure de l’époque).

5 000 

Paris, Charpentier, 1887.

In-12 de (4)-519 pp., demi-maroquin chocolat à coins, dos orné à nerfs, non rogné, couverture conservée (reliure de l’époque).

Édition originale du quinzième volume des Rougon-Macquart. Un des 275 exemplaires numérotés sur Hollande (n°4), après 30 Japon. Exemplaire unique illustré de 40 dessins aquarellés par Jean de Caldain datés 1898. Jean de Caldain (pseudonyme de Jean Marchand (Sarrebourg 1867-1928), peintre et graveur mystique. Curieux personnage qui fit les beaux-arts, rentra dans les Ordres, se défroqua, présenta des oies savantes dans un cirque avant de fréquenter l’atelier du dessinateur Forain où il rencontra Huysmans dont il devint le secrétaire et homme de compagnie, qu’il assista jusqu’à sa mort. Jean de Caldain avait au bout d’un an quitté le noviciat de l’abbaye de Maredsous. « J’aime mieux crever de faim à Paris ; j’y suis plus sûr d’y faire mon salut » dit-il à Huysmans. Cette cruelle destinée lui fut cependant épargnée, grâce à Forain, qui l’employa quelque temps à de menues besognes dans son atelier ; il collabora à L’Omnibus de Corinthe puis rencontra Huysmans qui le prit comme médecin et homme de compagnie à partir de l’automne 1905. (Robert Baldick, La Vie de Huysmans). Provenance : Émile Straus (1865-1939), journaliste et critique d’art. « On sait peu de choses d’Émile Straus, sinon qu’il fut, avec Georges Bans, un des rédacteurs en chef de La Critique (1895-1898), et que, sous le pseudonyme double de Papyrus-Martine, il joua un grand rôle dans le lancement d’Ubu-Roi et dans la propagande pour le théâtre des Pantins ». « Actif artisan de cette revue [La Critique], il y parla de théâtre, de musique, d’art, de livres, de périodiques, avec une clarté, un bon sens et une érudition qui se sont fortifiés graduellement jusqu’à faire de lui un des meilleurs critiques du temps présent ; il y propagea plusieurs jeunes artistes, fonda vers la fin de 1895 une Société des Iconophiles pour « favoriser le développement des arts par l’achat d’estampes de toutes natures », et, du pseudonyme de Papyrus à celui de Martine, fit zigzaguer des observations multiples, avisées, frôlant la satire et cultivant l’ironie » (René Aubert et Henri Marsac).

Réf : 44694

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