RICHELIEU (Armand Jean du Plessis, cardinal de).

Les Principaux poincts de la foy de l’église Catholique. Défendus contre l’éscrit addressé au Roy par les quatre Ministres de Charenton.

Poitiers,
Antoine Mesnier,
1617.
In-4 (228 x 165 mm) de (14)- 262-(4) pp. veau havane, double filet d’encadrement sur les plats, dos orné à nerfs orné (reliure de l’époque).

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Poitiers, Antoine Mesnier, 1617.

In-4 (228 x 165 mm) de (14)- 262-(4) pp. veau havane, double filet d’encadrement sur les plats, dos orné à nerfs orné (reliure de l’époque).

Édition originale très rare du premier livre imprimé du futur cardinal de Richelieu, alors évêque de Luçon, faisant suite à sa Harangue prononcée au Petit-Bourbon le 23 février 1615. L’ouvrage est une réponse directe à la Défense de la Confession des Églises réformées de France, sermon protestant prononcé devant le roi à Fontainebleau par les quatre ministres de Charenton et publié la même année à Charenton, attaque directe contre le père jésuite Arnould, mais surtout manifeste réformé en faveur de l’Édit de Nantes. Richelieu y répond point par point avec méthode et clarté : autorité de l’Église et de la Tradition, nature et nombre des sacrements, eucharistie, justification, culte des saints, primauté pontificale. Loin d’une polémique violente, le ton est celui d’une démonstration raisonnée, nourrie de références scripturaires et patristiques, destinée à convaincre autant qu’à instruire. Le style, volontairement limpide et pédagogique, révèle déjà les qualités intellectuelles du futur cardinal : sens de l’ordre, rigueur argumentative, souci d’efficacité. Ce premier traité théologique, suivi l’année suivante par L’Instruction du chrétien (Poitiers, Antoine Mesnier, 1618), chez le même imprimeur, annonce l’homme d’État à venir par sa capacité à articuler fermeté doctrinale et pragmatisme d’exposition, et participe à la construction de sa réputation d’ecclésiastique solide et orthodoxe, condition essentielle de son ascension politique ultérieure. Très bon exemplaire. Coiffes restaurées. Minuscule galerie de ver en marge des 67 premiers feuillets, petit manque de papier en marge du feuillet 169-170 sans perte de texte. Étiquette portant la devise « Cum consummaverit homo, tunc incipiet » (Ecclésiaste, 18, 7 : « Quand l’homme aura fini, alors il recommencera »). La Bouralière, Bibliographie poitevine, p. 485 ; Stéphane-Marie Morgain, « Une grande œuvre théologique de Richelieu », Dix-septième siècle, n° 230, 2006, p. 131-149.

Réf : 44676

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