MAROT (Clément).

[Oeuvres].

Lyon,
Jean de Tournes Imprimeur du Roy,
1579.
2 parties en 1 volume in-16 (120 x 75 mm) de (26)-597-(1) pp., 314 pp., (1) f. fl euron au verso, 22 fi gures dans le texte (42 x 55 mm), maroquin rouge, dos orné à nerfs maroquin rouge, dos orné à nerfs, filets et roulette dorée intérieurs, tranches dorées sur marbrure (Belz-Niédrée).

5 000 

Lyon, Jean de Tournes Imprimeur du Roy, 1579.

2 parties en 1 volume in-16 (120 x 75 mm) de (26)-597-(1) pp., 314 pp., (1) f. fl euron au verso, 22 fi gures dans le texte (42 x 55 mm), maroquin rouge, dos orné à nerfs maroquin rouge, dos orné à nerfs, filets et roulette dorée intérieurs, tranches dorées sur marbrure (Belz-Niédrée).

Édition Jean de Tournes avec titre à la date de 1579 ornée de 22 vignettes gravées sur bois de Bernard Salomon dans la deuxième partie et du profil en médaillon entouré des lettres L.M.N.M. de Clément Marot sur le titre où seul le nom du poète est imprimé. Cartier : « Cette édition de 1579 mérite une place à part dans la série des réimpressions tournésiennes dont elle représente le type complet et définitif ». Imprimée une première fois par Jean de Tournes (1504-1564) en 1553, elle sera réimprimée en 1558 et 1559, et par Jean II de Tournes son fils (1539-1615) en 1573, 1578, 1579, 1585 et 1603. La première partie contient la table des oeuvres, les Opuscules, Élégies, Épîtres, Ballades, Chants divers, Rondeaux, Chansons, Épigrammes, Épigrammes à l’imitation de Martial, Étrennes, Épitaphes, Cimetière, Complaintes ; la seconde partie renferme les Traductions, et l’intégralité des Psaumes. Marque à l’Ange répétée en fin des deux parties. Provenance : Précieux exemplaire de Jean Du Cros avec un sonnet manuscrit et signé à l’encre du temps sur le dernier feuillet blanc (2 pages), dans lequel le poète joue sur la dérivation burlesque du mot sonnet, ne sachant pas composer de véritables poèmes (« Mes n’en sachant faire »), il offre à la place une « sonnallie » (ou sonnaillerie). Ce terme péjoratif évoque le bruit des sonnailles (les cloches des bestiaux). L’auteur qualifie ainsi ses propres vers de simple vacarme ou de poésie de bas étage, avant de conclure par une rime moqueuse et piquante : « Adieu canallie » (canaille) ; Ma Loyaute finie / ce finira ma vie, cette formule est une devise amoureuse ou chevaleresque classique de la Renaissance. Elle utilise une construction symétrique pour exprimer une fidélité absolue : l’auteur affirme que sa loyauté ne prendra fin qu’avec sa mort : Ces beautés font mourir cruelle / Je crois ton serviteur fidelle / Et si de luy ne mas / foys et luy dans le cros seras / Car veufve ou mari tu avas le cros / Pour à jamais prendre repos / Ayme donc le cros je te prie / puisque du cros tu es sortie / et au cros tu retourneras / Quand de ce monde partiras / Et ton seul bien sera un cros / Vivre ou mourant dans ce Le cros / Jean du cros Apres / la mort. le cros du cros / te souviendras suis sourtis / et au cros je retourneray / cipres ou laurier. Sonnalie / Si des sonnets faire savois / Des sonnets te vous donnerois / Mes nen sachent faire / Je baillie / Pour des sonnets une Sonnalie / Adieu Canallie / Ma loyauté finie / Ce finera ma vie. Avocat protestant à la chambre de l’édit de Castres (tribunal institué en 1579 dont les magistrats appartenaient aux confessions catholique et protestante), Jean Du Cros fut député en 1608 à l’assemblée générale des Églises réformées de France à Gergeau. Bel exemplaire dans une reliure en maroquin rouge signée Belz-Niédrée. Ex-libris Raymond Boueil, Borromée Cossa. Tchemerzine, IV, p. 504 ; Brunet, III, 1457 ; Cartier, Bibliographie des éditions des de Tournes, 599 ; Haag, IV, 369.

Réf : 42165

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