SONNET DE COURVAL (Thomas).

Satyre Ménippée sur les poingnantes traverses et incommoditez du Mariage avec la Timethélie ou censure des femmes […] Reveuë de nouveau par l'autheur & augmentée d'une Deffence apologétique contre les censeurs de sa satyre du mariage. Paris, Jean Millot, 1610. In-12 réglé de (24) pp., 1 f.bl., 73 pp., portrait. Thimethélie ou censure des femmes. Satyre seconde en laquelle sont amplement descrites les maladies qui arrivent ordinairement à ceux, qui vont trop souvent à l'escarmouche soubs la cornette de Vénus. Paris, Jean Millot, 1610. (4)-38 pp., 1 f.bl. Deffence apologétique du sieur Corval, Docteur en médecine, Gentil-homme Virois. Contre les censeurs de sa satyre du mariage. Paris, Jean Millot, 1610. 41-(1) pp., 1 f.bl. Responce à la contre-satyre par l'autheur des satyres du mariage, et Thimethélie.

Imprimé à Paris,
1609.
28 pp. 4 parties reliées en 1 vol. in-12, maroquin rouge, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, dentelle et filets intérieurs, tranches dorées sur marbrure (Trautz-Bauzonnet).

3 500 

, Imprimé à Paris, 1609.

28 pp. 4 parties reliées en 1 vol. in-12, maroquin rouge, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, dentelle et filets intérieurs, tranches dorées sur marbrure (Trautz-Bauzonnet).

Troisième édition des fameuses satires poétiques de Sonnet de Courval contre le mariage, publiées une première fois en 1608. Exemplaire réglé. Cette édition contient Thiméthélie ou Censure des femmes, Défense apologétique du Sieur de Courval contre les censeurs de sa Satyre du mariage, et Response à la Contre-satyre. Chaque oeuvre a sa propre page de titre à l’adresse de Jean Millot avec un titre général. Pièces liminaires : portrait de l’auteur « âgé de 31 ans » daté 1608 et gravé par Léonard Gaultier, dédicace à Gilles de Gouvet, stances, sonnets, quatrain, sizain, ode, Au lecteur, À ma satyre sur la troisième édition, Aux envieux Poetastres de Vire. Issu du groupe des Satiriques normands qui rénovèrent le genre de la satire,Thomas Sonnet de Courval (Vire, 1577 – Paris, 1627) était un imitateur de Régnier, et bien qu’il n’ait pas eu son talent, ses satires sont pleines de verve et ont la grande qualité de renfermer de nombreux détails sur les mœurs de l’époque. Il dut quitter Vire sa ville natale à la suite des problèmes que lui avait attirés la publication de la satire sur le mariage pour aller se fixer à Paris, où malgré l’horreur qu’il professa pour le mariage, il épousa une demoiselle de la maison d’Amfrie de Clermont, qui lui donna plusieurs enfants, et exerça la médecine tout en composant des vers. Très bel exemplaire relié par Trautz-Bauzonnet. Ex-libris manuscrit ancien au titre : « Legrand 1740 ». Brunet, V, 443 ; Gay III, 1072 ; Frère II, 538 : « rarissime poète normand, original jusqu’au cynisme ».

Réf : 44406

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