LAW (John).

Considérations sur le commerce et sur l’argent. Traduit de l’anglois.

La Haye,
Jean Neaulme,
1720.
In-12 de (8)-187 (i.e. 189) pp. (19) pp. catalogue, portrait, veau fauve glacé, dos à nerfs orné (reliure anglaise de l’époque).

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La Haye, Jean Neaulme, 1720.

In-12 de (8)-187 (i.e. 189) pp. (19) pp. catalogue, portrait, veau fauve glacé, dos à nerfs orné (reliure anglaise de l’époque).

Première édition française donnée l’année de la banqueroute de l’oeuvre majeure de John Law, l’un des rares ouvrages publiés de son vivant (1671-1730). C’est en 1705 que Law publia à Édimbourg le présent traité en anglais sous le titre Money and Trade consider’d. Estimant que l’État est responsable de la richesse d’un pays, il préconisa la création d’une banque d’État, d’un système de crédit et la circulation de papier monnaie. C’est en France qu’il mit ses idées en application. Il commença par fonder une banque privée (1716) qui eut le droit d’émettre des billets, puis la Compagnie d’Occident (1718), enfin un « système » unissant la Banque, la Compagnie et l’État, qui eut le contrôle du commerce extérieur et des grandes entreprises du royaume. Le crédit public et le commerce furent ainsi provisoirement ranimés ; et le « système » imité dans d’autres pays d’Europe. Mais l’imprudence des émissions, la fièvre de la spéculation et les agissements de ses ennemis finirent par provoquer la banqueroute et Law, qui était devenu surintendant des Finances, dut s’enfuir, ironie du sort, l’année de la publication de cet ouvrage. Portrait en frontispice de John Law, non signé, sous lequel on peut lire « Sous l’Auguste et Sage Regence D’un Prince aimant la bonne foy Law consommé dans l’art de regir la finance Trouve l’art d’enrichir les sujets et Roy ». Provenance : James Maidment (ex-libris armorié et note bibliographique autographe), antiquaire écossais (1793-1879) ami de Sir Walter Scott, auteur et éditeur de nombreuses publications (Catalogue of an extensive selection of books in various classes of literature from the stock of William Paterson, 67 Princes Street Edinburgh, 1881, p. 94). Discrètes restaurations ; déchirure marginale feuillet I7 sans perte de lettre. Einaudi, n°3274 ; Goldsmiths, n°5820 ; Kress, n°3235 ; Spengler, pp. 57-59.

Réf : 44773

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