HIEST (Frédéric).

Manuscrit]. Campagne d'Italie, le 22 avril 1859. 74e régiment d'Infanterie.

S.l.n.d.,
(1861 circa).
In-4 broché de (56) ff. sous chemise et étui cartonnés, pièce de titre de maroquin vert (reliure moderne).

2 500 

S.l.n.d., , (1861 circa).

In-4 broché de (56) ff. sous chemise et étui cartonnés, pièce de titre de maroquin vert (reliure moderne).

Souvenirs manuscrits en partie inédits de Frédéric Hiest plus connu sous le nom de « Tambour de Solférino » depuis qu’il était monté le premier en battant la charge à l’assaut de la tour dont la prise décida du sort de la célèbre bataille qui eut lieu le 24 juin 1859. Il en fait témoignage dans une lettre qui clôt le première partie du manuscrit (ff. 1-33) « adressée à Sa Majesté l’Empereur par Hieste Jules Tambour au 74ème de Ligne le 4 avril 1861 à Paris (…) Me présentant aussitôt au Tambour Major, je m’offris volontairement et arrivé dans la ligne des tirailleurs je commençais la charge que je n’ai cessé de battre qu’après avoir conduit mes camarades au pied de la tour où je suis tombé exténué de fatigue au cri de Vive l’Empereur au milieu des félicitations des officiers de mon régiment sous les yeux du Colonel d’État d’Auvergne attaché à la division (de) Mr le Général Forey qui nous commande. Monsieur le Colonel lui-même m’a répondu ces paroles « Très bien Tamb[our] gardez votre sang froid, on ne vous oubliera pas. » L’armée française, commandée par Napoléon III, vint à l’aide des Piémontais en 1859 pour affronter l’Empire d’Autriche. Elle remporta les victoires de Magenta et de Solférino (4 et 24 juin 1859), libérant ainsi la Lombardie. La relation de Hiest décrit l’arrivée du régiment de Paris au camp de Toulon, le départ pour Gênes et l’accueil enthousiaste des Italiens suivis du récit des batailles auxquelles participa le tambour : Montebello, Campo Santo, et un long récit de la bataille de Magenta. La seconde partie du manuscrit ( ff. 34-55) consigne les « ordres du jour et proclamations durant la campagne ». Le manuscrit, d’une lecture facile et sans rature, est attribué au verso du dernier feuillet dans une curieuse écriture phonétique : « Souvenir de Frédéric Hiest le tenbourquila fais prendre le drapeau le 24 juin 1859 a Solferinot 17 passage de Grenelle 17 Paris (sic) ». Albert Dauzat, dans son volume L’Italie nouvelle (1910) cite le journal de campagne d’un « vétéran de Solférino, Frédéric Hiest dont j’ai publié quelques fragments dans La Liberté (24 avril 1909) », extraits publiés la même année dans un numéro du Gaulois (18 juin 1909, consultable sur Gallica). Quelques feuillets sont partiellement détachés de la couture ; marges effrangées, légère atteinte au texte par endroits.

Réf : 44586

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