[BILLON (François de)].

Le Fort inexpugnable de l'honneur du sexe femenin, construit par Françoys de Billon, Secretaire.

Paris,
Jean d’Allyer,
1555.
In-4 (161 x 232 mm) (6)-256-(3) ff. et 1 feuillet blanc (erreurs de pagination sans manque), demi-maroquin brun, dos à nerfs, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

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Paris, Jean d’Allyer, 1555.

In-4 (161 x 232 mm) (6)-256-(3) ff. et 1 feuillet blanc (erreurs de pagination sans manque), demi-maroquin brun, dos à nerfs, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

Édition originale dédicacée à très hautes et royales princesses dont Catherine de Médicis. « Ce traité est une compilation d’anecdotes sur toutes les femmes remarquables de l’Antiquité classique, modernes italiennes et lyonnaise » (L. Saulnier). « On ne sait rien de François de Billon (1522-1566) sinon qu’il accompagna à Rome le cardinal Jean du Bellay en qualité de secrétaire en 1547 et qu’il composa pendant ce séjour l’ouvrage qui fit sa célébrité, Le Fort inexpugnable du sexe féminin, publié à Paris en 1555. (…) Il utilise le vocabulaire de la stratégie militaire pour développer son argumentation. L’honneur des femmes est un château fort imprenable et pourtant menacé ; leurs qualités forment “quatre doubles et bien emparés bastions” : “force et magnanimité”, “chasteté et honnêteté”, “clémence et libéralité”, “dévotion et piété”. Chacun est dédié à une grande dame de la Cour de France. (…) Billon est historien : il connaît bien le dossier de la querelle des femmes (…) il ne s’arrête pas aux ambiguïtés des positions rabelaisiennes sur la femme, qui sont le fait de la critique moderne ; ceux qu’il nomme les Pantagruélistes sont de violents misogynes qui méritent le châtiment des femmes. (…) Un chapitre intitulé “Assemblée des États” met en scène des hommes à qui l’on pose la question de savoir s’il leur plairait d’être changés en femmes. (…) Billon est partisan de l’égalité des sexes et comme ses prédécesseurs, il utilise les arguments théologiques pour le prouver. Le Fort inexpugnable présente un intérêt historique évident, l’auteur n’ignore rien de ce qui a été écrit entre 1450 et 1550. Et à ce titre, son témoignage est précieux. » (Albistur et Armogathe, Histoire du féminisme français pp. 102-106). Portrait de François de Billon sur la page de titre répété en page 118 ; chaque chapitre a sa propre page de titre ornée du même encadrement aux trophées et canons, illustrée en regard de 2 grands bois allégoriques pleine page, le premier répété en tête des chapitres 1 à 6 représentant le fort inexpugnable, le second répété en tête des chapitres 7 à 9 représentant l’Allocutio Pennae. Nombreuses lettrines et petites figures dans les marges représentant un canon surmonté de la légende « canonade » signalant un point important du discours. « L’illustration, qui parait avoir été exécutée en Italie contient son portrait dans un médaillon encadré de plumes à écrire et de canifs de graveur, deux grands bois allégoriques et un encadrement de page orné de trophées et de canons sur la page en regard de chaque bois » (Brun, p.134). Exemplaire réglé. Signature à l’encre non identifiée au feuillet e2r., petites annotations manuscrites en marge et en coin inférieur droit du f. R4 r. Brunet, I, 945 ; Rothschild, I, 1837 ; Gay, II, 342.

Réf : 42249

Thème

Histoire, Histoire des idées

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