CAMPANELLA (Tommaso).

De Monarchia hispanica. Editio novissima, aucta & emendata ut praefatio ad lectorem indicat.

Amsterdam,
Ludovicum Elzevirium,
1642.
In-24 (111 x 60 mm) de (8)-376 pp. (376 mal chiffrées 379), vélin dur de l’époque.

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Amsterdam, Ludovicum Elzevirium, 1642.

In-24 (111 x 60 mm) de (8)-376 pp. (376 mal chiffrées 379), vélin dur de l’époque.

Deuxième édition elzévirienne (1641), avec une page de titre renouvelée à la date de 1642. Écrit pendant son emprisonnement de 27 ans pour son implication dans un complot visant à renverser la domination espagnole à Naples, Campanella signe sa deuxième oeuvre utopique écrite vers 1600. Dans De Monarchia Hispanica, Campanella prône une monarchie chrétienne universelle, dirigée par la papauté et le roi d’Espagne. Les comparaisons avec Machiavel, cependant, déforment les objectifs de Campanella ; alors qu’une partie importante de ce travail conseille les Espagnols sur la consolidation du pouvoir, sa vision n’est pas l’assujettissement sous la domination espagnole mais plutôt une communauté heureuse et spirituellement unie. L’écriture de Campanella puise dans plusieurs des tropes clés de la littérature utopique produite de la Renaissance au XVIIIe siècle. Parallèlement au filon clairement religieux qui traverse la thèse de Campanella, il y a notamment la création de communautés idéales provoqués par les rencontres avec le Nouveau Monde ; il écrit sur l’importance de la présence espagnole dans les Amériques pour y contrer le pouvoir protestant. Provenance : Ex-libris manuscrit du temps Montagny prof. Bon exemplaire. Willems, 971.

Réf : 42038

Thème

Histoire, Histoire des idées

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