Nuremberg, Jobst Hertz, Johann Andreas et Wolfgang Endter, 1665.
In-4 (210 x 165 mm) (32)-346 (10) pp., frontispice, basane brune, dos orné à nerfs, tranches jaspées (reliure de l’époque).
Édition originale rare. Premier traité de stéganographie – ou l’art d’écrire en chiffres, forme neuve de cryptographie en 1665 créée par Gaspar Schott (1608-1666) deux ans après la publication (1663) du Polygraphia de son maître Athanase Kircher (1602-1680). L’invention de son système et des instruments idoines – casiers construits sur le modèle des casses typographiques dont l’Arca Glottotactica, la Cistula Steganographica et la Mensula Steganographica – dérive des cryptographies anciennes étudiées par Kircher prolongées et dépassées avec pour la première fois l’utilisation de la musique notée en guise de code. Johann Sebastian Bach à la suite de Johann Kuhnau s’en souviendra et placera sa signature numérique dans plusieurs de ses grandes pièces. Titre-frontispice, armoiries de Ferdinand-Maximilien de Bade-Bade gravées pleine-page au verso du titre en caractères rouge et noir, 6 larges vignettes dans le texte et 11 planches hors-texte gravées par Fürk dont 10 repliées illustrées de casses et tableaux. Notes manuscrites anciennes (pages 282 et 346) relatives à la Pasigraphie et Pasilalie (1799) du chevalier Maimieux. Le faux-titre manque. Coiffes restaurées. Caillet, 10007 ; Dorbon, 4442 ; Sommervogel VII, 910.12.
Réf : 16364
