DESMARETS DE SAINT-SORLIN (Jean), Testu (Jacques), Nevers (Philippe-Julien Mancini-Mazarini).

La Défense du poème héroïque, avec quelques remarques sur les oeuvres satyriques du sieur D***. Dialogues en vers et en prose.

Paris,
Jacques Le Gras,
1675.
In-12 de (16)-141-(2) pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l’époque).

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Paris, Jacques Le Gras, 1675.

In-12 de (16)-141-(2) pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l’époque).

Deuxième édition dont l’originale a paru l’année précédente en guise de réponse à L’Art poétique de Boileau publié la même année (1674) dans lequel Desmarets de Saint-Sorlin est longuement fustigé comme poète épique. Desmarets de Saint-Sorlin raillait en retour dans sa Défense du poème héroïque : « Il faut considérer encore que ces préceptes (l’Art poétique) ne peuvent servir que pour les écoliers : car pour les autres poètes il n’y en a point qui ne les aient appris, et qui ne sachent aussi bien que lui des choses si belles, mais si communes. » Desmarets de Saint-Sorlin considère d’ailleurs dans sa préface L’Art poétique comme la plus longue des satires de Boileau : « on ne peut donner un autre nom à toutes les Oeuvres de son Recueil, puis qu’il n’y a ny Epistre, ny Art Poetique, ny Lutrin, qui ne soit une Satyre ». Pièce importante de la querelle des Anciens et des Modernes, Desmarets contre Boileau se montre résolument « moderne ». Titre complété à l’encre du temps, des passages soulignés au crayon. Cachet ex-libris “G. Lenfant”. Brunet, II, 635 ; Tchemerzine-Scheler II, 844b (édition originale 1674).

Réf : 42598

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