Paris, Antoine Dezallier, 1697.
In-12 de (22)-189-(1) pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l’époque).
Septième édition établie sur la cinquième (datée 1688) de ces Réflexions « généralement attribuées à Mlle de La Vallière ». En 1661, Louise de La Vallière (1644-1710) devint la maîtresse de Louis XIV qu’elle conquit en particulier par son goût pour la musique, le chant et la danse. Bien que discrète, leur liaison provoqua la colère des dévots et des ecclésiastiques parmi lesquels Bossuet. Lorsqu’en 1667, elle fut remplacée par la nouvelle favorite, madame de Montespan, elle quitta la cour et entra au Carmel sur les conseils de Bossuet, devenu son directeur de conscience. Elle y reçut le nom de sœur Louise de la Miséricorde. Saint-Simon écrivit d’elle : « Heureux (le roi), s’il n’eût eu que des maîtresses semblables à Mlle de La Vallière. ». Ses Réflexions connurent immédiatement un grand succès et les éditions se succédèrent. Mlle de La Vallière a inspiré de nombreux personnages littéraires, en particulier à Mme de Genlis et à Alexandre Dumas. Ex-libris moderne (XXe s.) sautoir ancré d’azur des princes de Broglie dessiné par la princesse de Broglie, propriétaire du château de la Violette-Neuville situé dans la commune de Grez-Neuville, épouse de Dominique Séraphin Marie Joseph, prince de Broglie (1902-1969), sociologue et maire de Grez-Neuville de 1959 à 1969. Tchemerzine, IV, p. 100 (cinquième édition) ; Brunet, III, 885-886 ; Rothschild, I, 1887, n° 70 (édition Dezallier de 1712) ; Willems, 1957 (édition elzévirienne 1681).
Réf : 42582
![[La Vallière (Louise de)]. Réflexions sur la Miséricorde de Dieu. Par une dame pénitente.](https://bonnefoi-livres-anciens.com/wp-content/uploads/2025/08/42582_1.jpg)