Paris, Augustin Courbé, 1661.
3 parties en 1 vol. in-12 de (2)-98-(4) ; (6)-95-(5) pp. ; (4)-100-(4) pp., maroquin vert, dos à nerfs orné, tranches dorées (reliure moderne).
Édtion originale. « Esprit original, jaloux de son indépendance, digne héritier spirituel de Montaigne, mais en plus sombre, ce contemporain du Roi Soleil lui renvoie sa part d’ombre ; libre et bigarrée, toute baroque dans sa composition décousue, La Prose chagrine de ce Cioran de jadis accumule avec l’énergie d’un désespoir roboratif les mille raisons de se fâcher avec l’existence, depuis la brièveté de la vie jusqu’à la maltraitance des animaux, depuis la débauche des vieux jusqu’à l’incurie des médecins, en passant par quelques dizaines d’autres sujets de mécontentement encore. Et l’auteur de louer le scepticisme, qui demeure la seule certitude raisonnable. Après deux cents pages de ce maelström pittoresque, varié, cliquetant d’exemples et coloré de mille citations piquantes, La Mothe Le Vayer conclut : « Je m’impose donc silence, pour ne passer pas les bornes que j’ai prescrites à mon chagrin » (Guillaume Tomasini, Paris, Klicksieck, coll. Le Génie de la Mélancolie, 2012). De la bibliothèque du monastère de Sainte-Marie de la Daurade, à Toulouse, avec ex-libris manuscrit sur le titre : Monasteri B. Mariæ Deauratæ. Tchemerzine, III, 976.
Réf : 42392
