A Paris, chez Jean Baptiste Coignard, 1673.
In-folio de (18)-329 [mal chiffrées 1 à 237, 234 à 325]-(17) pp., les bifeuillets portant des cuivres à double page ont été montés sur onglets, veau brun granité, dos à nerfs muet (reliure de l’époque).
Édition originale de la traduction française par Claude Perrault, avec ses commentaires. La version française demeurée de référence pendant deux siècles. L’architecte Claude Perrault, qui marqua de l’intérêt pour les sciences en général et entra à l’Académie des Sciences (1666), développa une approche rationnelle de l’architecture, n’hésitant pas à formuler des critiques sur la tradition. Vers 1667, Colbert le nomma dans l’équipe chargée de remanier la façade Est du Louvre, et lui commanda une traduction de Vitruve. Perrault conçut cette traduction comme une encyclopédie pratique de l’architecture antique à l’usage des architectes de son temps, et l’agrémenta de notes abondantes. Il y propose un parallèle entre l’architecture du règne de Louix XIV et celle de la Rome antique, et plaide pour la rénovation de l’architecture moderne en la fondant sur des principes clairs et rationnels inspirés du texte originel de Vitruve. Illustration gravée sur cuivre et sur bois. Sur cuivre, elle comprend 70 gravures, soit : un titre-frontispice par Gérard Scotin d’après Sébastien Le Clerc, 65 grandes compositions numérotées dans le texte par plusieurs artistes dont Gerard Edelinck, Sébastien Le Clerc ou Jean-Jacques Tournier (10 à double page et 55 à pleine ou demi-page), et 4 bandeaux et lettrines dans le texte. –– Sur bois, elle comprend environ 80 vignettes dans le texte. Bon exemplaire au dos refait. Traces angulaires de mouillure, plus larges sur les feuillets du premier tiers du volume, rousseurs et taches éparses, quelques notes postérieures au crayon. Provenance : « JG » (monogramme ex-libris à l’encre au titre et répété sur de nombreux feuillets). Berlin Katalog, 1818 ; Fowler, 418 ; Millard, 168.
Réf : 41688

