, , 1740-1744.
La Mérope française, avec quelques petites pièces de littérature. A Paris, chez Prault fils, 1744. In-8 de (4)-XXIV-(2)-115-(1) pp. Lettre à M. Norberg, chapelain du roi de Suède Charles XII, auteur de l’Histoire de ce monarque. A Londres [Paris, Prault], 1744. In-8 de (2)-16 pp. Mahomet, tragédie. Par M. de Voltaire. Représentée à Paris pour la première fois le jeudi 10 août 1742. (Paris), 1742. In-8 de (2)-89 pp. Conseils à M. Racine sur son poème de la religion par un amateur des belles-lettres. Sans lieu, (1742). In-8 de 14 pp. Recueil de pièces fugitives en prose et en vers. Par M. de V***. (Rouen), 1740. In-8 de (4)-IV-223 pp. 5 pièces reliées en 1 vol. in-8, veau blond glacé, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l’époque).
1. Édition originale. 1 fleuron sur le titre par Boucher, gravé par Duflos ; Portrait de l’auteur d’après de la Tour en frontispice et 2 planches hors-texte dont une gravée par Duflos et l’autre dessinée et gravée par Fessard. Bengesco, I, 152 ; L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN,1057. 2. Édition originale. La Lettre à M. Norberg quoiqu’imprimée avec une page de titre et une pagination séparée, fait partie intégrante de l’édition princeps de Mérope. Cette lettre, écrite dès la publication de la traduction française par Warhmholtz de l’Histoire de Charles XII du chapelain Jöran Anders Nordberg, dans l’édition de Hondt, est datée par Besterman de mai 1742, alors que Beuchot l’a classée à la date de février 1744. Bengesco, III, 1925 ; L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN,1057. 3. Édition française donnée sans l’aveu de Voltaire faite d’après le manuscrit de la représentation parisienne, avec les noms des acteurs de la Comédie française indiqués pour chacun des personnages. Bengesco, I, 135 ; L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN,1008. 4. Édition originale. Vraisemblablement parisienne. D’après Wagnière, Voltaire ne serait pas l’auteur de cet ouvrage. Bengesco, II, 1585 ; L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 3777. 5. Contrefaçon de la deuxième édition parisienne chez Prault fils, fait à Rouen, comme en témoigne le filigrane du papier petit raisin au nom de Duval, Généralité de Rouen. « L’Essai sur le siècle de Louis XIV paraissait ici pour la première fois. Condamné et mis au pilon par l’arrêt du Conseil d’Etat du 4 décembre 1739, ce » recueil de pièces fugitives « , en prose mais surtout en vers, offre un condensé de l’insolence du premier Voltaire. Par delà la diversité de cet ensemble de productions mondaines, philosophiques, critiques, se dessine, jusque dans les pièces familières, une cohérence idéologique qui rappelle le projet dont les Lettres philosophiques (1734) ont fourni un précédent essai tonitruant. Voltaire met ici à profit l’effet de recueil, qui permet aussi d’effectuer le lancement d’oeuvres majeures comme Le Siècle de Louis XIV, tout en conférant un plus large retentissement à d’autres pièces jusque-là disséminées et réservées à un public restreint. Il affiche et met en scène à plus grande échelle une sociabilité essentielle pour la diffusion de ses textes « (Olivier Ferret, Myrtille Méricam-Bourdet). Bengesco, IV, 2193 ; L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 371. Bel exemplaire.
Réf : 15915
