Rouen, Pierre Seyer, sans date, (1752).
In-12 de (18)-667-(6) pp., reliure souple en parchemin de réemploi de l’époque.
Portrait gravé sur bois de l’auteur en frontispice. Jean Boucher, gardien du couvent franciscain du Mans, décédé en 1631, relate en quatre livres sa traversée de la Méditerranée, son séjour en Égypte et son passage au désert jusqu’à la Terre sainte. De Jérusalem et des lieux alentour, il élabore une description souvent originale. « Si l’oeuvre de Jean Boucher, est aujourd’hui tombée dans l’oublie, le Bouquet sacré des fleurs de la Terre sainte, publié au Mans en 1614, fut sans aucun doute le best-seller de la littérature de pèlerinage jusqu’à la Révolution. Il figurera encore dans les bibliothèques d’écrivains voyageurs comme Chateaubriand, au XIXe siècle. Homme de culture – il connaît le grec et l’hébreu, prédicateur de renom, le franciscain Jean Boucher propose une oeuvre foisonnante, imprimant au genre du pèlerinage une allure nouvelle, au moment même où la Contre-Réforme stimule la renaissance de ces ouvrages : livre de méditation dévote qui use habilement de tous les ressorts de la rhétorique, le Bouquet sacré est aussi un livre d’aventures. S’il fait la part belle aux leçons tirées de l’expérience, le voyageur, dont le regard sur les pays orientaux reflète des préjugés bien installés dans les mentalités de l’époque, s’arrête aussi avec une distance amusée sur ses tribulations en terre infidèle. Le pèlerin s’accommode désormais du statut d’homme ordinaire et, ce faisant, laisse son écriture prendre un tour plus personnel » (Marie-Christine Gomez-Géraud, Ce qu’il nous reste d’un Bouquet, in Étude franciscaine, Nouvelle série, 2008, fascicule 1-2 ).
Réf : 42708
