Major (J. F.).

Tableau d'un collège en activité, par J.-F. Major, professeur au Collège de Bar-le-Duc, suivant son projet sur l'instruction publique adressé le 15 octobre au Comité de constitution ; suivi d'une lettre à ses compatriotes, les citoyens de Rambercourt-aux-Pots, pour donner une première idée de l'instruction qui convient aux campagnes ; et présenté à l'Assemblée nationale le 22 décembre 1790.

Bar-le-Duc,
Imprimerie et société de Moucheron et Duval,
(1791).
In-8 de (2)-193-(3) pp., 3 planches repliées, demi-toile chagrinée brune, dos lisse, titre doré (reliure du XIXe siècle).

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Bar-le-Duc, Imprimerie et société de Moucheron et Duval, (1791).

In-8 de (2)-193-(3) pp., 3 planches repliées, demi-toile chagrinée brune, dos lisse, titre doré (reliure du XIXe siècle).

Édition originale. Projet présenté à l’Assemblée nationale en décembre 1790, probablement imprimé en 1791 d’un « plan d’éducation qui, pour l’âge de 18 ou 20 ans, mette tous les jeunes gens en état de se rendre utiles à la patrie dans l’agriculture ou le commerce, les sciences ou les arts, le militaire ou l’église, la magistrature ou l’administration. » Contient p. 123 et suivantes un « Plan du Collège de Bar-le-Duc, n° 12 » daté de 1790 (page de faux-titre particulière). J.-F. Major propose dans son ouvrage Tableau d’un collège en activité (1790) une approche pédagogique novatrice et détaillée, axée sur une réforme de l’enseignement. Inspiré par les idées de Rousseau, il privilégie un apprentissage en harmonie avec la nature et une méthode active pour stimuler la curiosité des élèves. Chaque jour, il décrit les activités d’un collège, classe par classe, mettant l’accent sur une pédagogie vivante et attrayante. Parmi ses pratiques pédagogiques, il utilise des cartes concentriques pour enseigner la géographie. Cette méthode commence par l’observation des environs proches, avant de s’élargir progressivement à des échelles plus vastes, comme l’Europe ou l’Asie. Il encourage les professeurs à dessiner des cartes en plein air avec leurs élèves, à réduire ou à copier celles-ci, favorisant ainsi une compréhension concrète et pratique des notions géographiques. Major insiste également sur la nécessité de transformer les cours en un véritable plaisir pour les élèves, répétant souvent que l’apprentissage doit susciter amusement et intérêt. Ce principe rejoint une vision rousseauiste plus marquée, où les cours ne se limitent pas aux salles de classe mais se déroulent dans des environnements naturels, comme les bois ou les plaines, favorisant une éducation proche de la réalité et du cadre de vie des élèves. Ces idées témoignent d’une volonté de renouveler profondément les pratiques éducatives de son époque, en mettant l’élève et son développement personnel au centre du processus d’apprentissage, tout en valorisant une approche active, interactive et stimulante. Buisson, Dictionnaire de Pédagogie, I, p. 202 ; Nordman, Daniel, éditeur. « Deuxième leçon ». L’École normale de l’An III. Vol. 2, Leçons d’histoire, de géographie, d’économie politique.

Réf : 43614

Thème

Histoire, Histoire des idées

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