LE BOURSIER DU COUDRAY (Angélique-Marguerite).

Abrégé de l'art des accouchements, dans lequel on donne les préceptes nécessaires pour le mettre heureusement en pratique, & auquel on a joint plusieurs observations intéressantes sur des cas singuliers.

Paris,
Debure,
1777.
In-8 de XVI-208 pp., portrait en frontispice, 26 planches numérotées, maroquin rouge, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, fleurons aux angles, doublure et gardes de papier dominoté, tranches dorées (reliure de l’époque).

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Paris, Debure, 1777.

In-8 de XVI-208 pp., portrait en frontispice, 26 planches numérotées, maroquin rouge, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, fleurons aux angles, doublure et gardes de papier dominoté, tranches dorées (reliure de l’époque).

Quatrième édition du manuel d’art obstétrical publié pour la première fois en 1769. L’illustration comprend le portrait de l’auteur en frontispice et 26 planches d’obstétrique gravées en couleurs par Jean Robert d’après Pierre Chapparre, chirurgien ordinaire de la marine. Angélique Le Boursier du Coudray (1712?-1794), Maîtresse Sage-Femme de Paris, descendait de Louise Bourgeois, dite Boursier, célèbre accoucheuse du XVIIe siècle qui assista Marie de Médicis dans toutes ses couches. Jouissant elle-même d’une grande réputation, elle fut pensionnée et envoyée en 1759 par Louis XV pour enseigner l’art des accouchements dans tout le pays, en particulier dans les campagnes où le manque de compétences entraînait une forte mortalité. Afin de rendre son enseignement plus accessible, elle avait inventé et confectionné un mannequin matérialisant la matrice de la parturiente et un modèle d’enfant en grandeur naturelle. Le présent ouvrage destiné à accompagner son enseignement obtint un succès considérable. Pour le perfectionner, elle lui adjoignit dès la seconde édition 26 planches gravées en couleurs. Ces planches, gravées par Jean Robert, élève de Le Blon, figurent parmi les premiers essais d’impression en trichromie réalisés grâce au procédé de recomposition des couleurs inventé par ce dernier d’après la théorie de Newton. Bel exemplaire relié à l’époque en maroquin rouge (infimes frottements sur les plats) Blake p.260 ; Waller n°5656 ; Wellcome II.p.492 ; BnF, Anatomie de la couleur : l’invention de l’estampe en couleurs, n°84.

Réf : 43424

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