LANGLOIS (Gérard).

Mémoire à M. le Conseiller d’État Directeur général des contributions indirectes, pour Gérard Langlois ancien Sergent-Major, buraliste de Tabac à Alfort, place qui lui avait été donnée comme récompense militaire, destitué sur les motifs 1° Qu’il a remis le Constitutionel à des élèves, ce qui est vrai ; 2° Qu’il leur a vendu de l’eau-de-vie pour les soulever, ce qui est faux ; 3° Que sa femme a tenu un propos irréligieux d'où l'on conclut qu'il est sans religion, ce qui est très charitable.

Paris,
L’Huilier,
1824.
In-8 de (2)-34 pp. cartonnage papier maroquiné vert, armes royales frappées sur le plat supérieur, filet doré d’encadrement sur les plats (reliure de l’époque).

500 

Paris, L’Huilier, 1824.

In-8 de (2)-34 pp. cartonnage papier maroquiné vert, armes royales frappées sur le plat supérieur, filet doré d’encadrement sur les plats (reliure de l’époque).

Édition originale publiée l’année du sacre de Charles X. Gérard Langlois, de la commune d’Alfort, département de la Seine, époux et père de famille, expose humblement qu’il s’est vu ôter le bureau du tabac d’Alfort, sur des motifs au moins erronés, ce qu’il sera très facile de démontrer. Ces motifs sont : 1. Qu’il faisait passer le Constitutionnel aux élèves de l’école vétérinaire 2. Qu’il leur fournissait du papier à écrire, des plumes, de la chandelle, du vin et de l’eau-de-vie pour les soulever 3. Que sa femme, un jour que le chevalier *** avait communié, avait dit qu’il n’y avait plus de bon Dieu, que le chevalier l’avait mangé. Exemplaire aux armes royales de Charles X. Provenance : bibliothèque « C. Millon de Montherlant » avec son ex-libris qui porte la devise Tantum pro Liliis. Olivier-Hermal-Roton, planche 2498, fer n°4.

Réf : 14388

Thème

Histoire, Régionalisme

Panier