FORTIA-PILES (Alphonse).

Préservatif contre la Biographie Nouvelle des Contemporains, par M. le Comte de Fortia-Piles, ancien officier au Régiment du Roi ; Auteur du nouveau Dictionnaire Français, Des Cinq Mots qui en sont la suite etc.

A Paris,
Imprimerie de Madame Veuve Porthmann,
1822-1825.
6 tomes en 2 vol. in-8 de VIII-166 pp. VIII-156 pp. (4)-152 pp. ; (4)-156 pp. VIII-170 pp. ; (4)-192 pp., demi-basane verte, pièces de titre et de tomaison rouge, tranches marbrées (reliure de l’époque).

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A Paris, Imprimerie de Madame Veuve Porthmann, 1822-1825.

6 tomes en 2 vol. in-8 de VIII-166 pp. VIII-156 pp. (4)-152 pp. ; (4)-156 pp. VIII-170 pp. ; (4)-192 pp., demi-basane verte, pièces de titre et de tomaison rouge, tranches marbrées (reliure de l’époque).

Édition originale. « Progressivement s’engage un dialogue entre les différents dictionnaires, la publication des différents volumes offrant l’opportunité aux auteurs de réagir, par notices interposées, aux attaques de leurs concurrents. Si l’on peut affirmer que ces dictionnaires s’imposent comme des lieux centraux des dynamiques politiques, c’est qu’ils ont pour effet d’imposer aux luttes et aux débats politiques une forme et des pratiques d’écriture particulières, celles des notices biographiques. Après la sortie des trois premiers volumes de la Biographie nouvelle, cette entreprise fait à son tour l’objet d’une attaque particulièrement violente de la part d’Alphonse-Toussaint-Joseph-André-Marie-Marseille de Fortia de Piles (1758-1826) qui construit par là sa position de porte-parole du courant « ultra ». Pamphlétaire, frère d’Agricole Fortia d’Urban (1756-1813), un des collaborateurs de la Biographie ancienne et moderne des frères Michaud, Fortia de Piles s’était dès 1814 fait remarquer dans son hostilité à Jouy et à ses productions. Dénonçant les « Minerviens-babouvistes », il publie sous le titre Préservatif contre la “Biographie nouvelle des contemporains”, plusieurs volumes pour « corriger » la Biographie et en réécrire les notices : « Un vernis trompeur, une éloquence factice cachent leur nullité réelle, et souvent des principes faux et dangereux. La révolution y est présentée sous les couleurs d’un parti payé pour exalter ce qui mérite le blâme, et pour dénigrer ce qui a droit à l’approbation universelle […]. C’est dire assez ce que l’on doit attendre d’un ouvrage sorti de la plume de ces écrivains qui, ayant sans cesse à la bouche le nom sacré de la patrie, sont eux-mêmes sans patrie, puisqu’ils n’ont d’autre but que d’y semer le trouble, le désordre, d’anéantir tous les principes, de détruire toute morale, et de remplacer la religion et le gouvernement de nos pères par l’athéisme et l’anarchie, ou le gouvernement de la canaille » (Jean-Luc Chappey, « Sortir de la Révolution. Inventer le XIXe siècle. Les dictionnaires des contemporains (1815-1830) », Revue d’histoire du XIXe siècle). Bel exemplaire malgré des feuillets légèrement roussis.

Réf : 2488

Thème

Histoire

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