S.l.n.d. (Paris, , 1790).
In-8 de 30 pp.
Édition originale. « Dupont savait très bien que la constitution qui résulterait de ces changements serait loin d’être parfaite, mais il était certain qu’elle représentait un nouvel âge d’or pour la France et inaugurait une ère de progrès sans égal dans le domaine du commerce et de la population. Elle montrait la différence et la force françaises, et devait de ce fait être mise à l’épreuve dès que possible contre l’alternative britannique. Il devint de plus en plus convaincu que le succès de la Révolution dépendait d’une déclaration de guerre contre le modèle britannique de politique démocratique, et donc contre l’État britannique lui-même. D’après lui, une guerre offensive représentait un crime parce qu’elle détruisait les richesses agricoles des nations vaincues. Il fallait de ce fait éviter toute guerre sur le continent européen, sauf pour défendre avec ardeur les frontières françaises. Cependant, une guerre avec la Grande-Bretagne était inévitable. À partir de juin 1790, Dupont réitéra dans ses Considérations sur la position politique de la France, de l’Angleterre et de l’Espagne, la position qu’il avait prise en 1788, à savoir qu’il fallait conseiller à la Grande-Bretagne de désarmer, avant le début de la guerre. Il conseillait d’attaquer dans les colonies britanniques, et notamment au Canada et aux Indes » (Richard Whatmore). Kress, B. 1828 (édition anglaise) ; Richard Whatmore, Dupont de Nemours et la politique révolutionnaire, Revue Française d’Histoire des Idées Politiques, vol. 20, n°2, 2004, pp. 111-127.
Réf : 40195
