DU VAIR (Guillaume).

Recueil des harangues et traictez.

Paris,
Abel L’Angelier,
1606.
In-8 de (10)-546 pp., titre à encadrement, basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de de titre en maroquin rouge, armes couronnées sur les plats, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

650 

Paris, Abel L’Angelier, 1606.

In-8 de (10)-546 pp., titre à encadrement, basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de de titre en maroquin rouge, armes couronnées sur les plats, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

Première édition collective supervisée par l’auteur en collaboration avec Abel L’Angelier son principal éditeur, qui rassemble 26 pièces d’éloquence parlementaire et officielle, datées 1589 à 1604 ; quatre tomes suivront séparément la même année (1606) dont les Arrêts en robe rouge, les Traités de l’éloquence française, les Oeuvres de piété et les Oeuvres philosophiques. Exemplaire de premier tirage inconnu de Balsamo et Simonin, remarquable par la table générale imprimée sur 5 feuillets (contre 6 pour l’exemplaire de la B.N.F.) où n’est pas annoncée le deuxième volume relatif aux Arrêts en robe rouge tandis que les renvois sont foliotés et le corps de l’ouvrage paginé. Titre frontispice gravé en taille-douce sur fond criblé « au lézard et au fleurs » (type II), bandeau aux oiseaux. « Le conseiller au Parlement de Paris qui défia les manoeuvres de la Ligue visant à installer une reine espagnole sur le trône de France a rejoint la galerie des grands magistrats du XVIe aux côtés de Guy du Faur de Pibrac et de Michel de L’Hospital. Avec une singularité notable : Guillaume Du Vair à la différence de ses contemporains, a porté beaucoup de soin à l’édition de ses oeuvres littéraires. Il les regroupe une première fois en 1606, en les divisant en cinq volumes ». Après la conversion du roi Henri IV et le rétablissement de la paix, Guillaume Du Vair (1556-1621) fut nommé maître des requêtes avant d’être chargé de pacifier la Provence en tant que gouverneur puis d’y recevoir la charge de premier président du Parlement d’Aix. Malgré ses nombreuses demandes pour en être déchargé et se livrer à loisir à l’étude, il exercera cette fonction durant dix-sept ans, tout en continuant à cultiver son goût pour les belles-lettres et la philosophie, en compagnie d’amis lettrés tels Malherbe et Peiresc. Nommé garde des sceaux par la Régente Marie de Médicis en 1616, il doit rapidement démissionner, et c’est peu après qu’il accepte l’évêché d’Évreux. La garde des sceaux lui sera rendue par le roi Louis XIII en 1617 et il l’exercera jusqu’à sa mort. Figure emblématique de la haute magistrature humaniste, Guillaume du Vair par son action comme par son oeuvre, joue un rôle de premier plan, tant dans l’histoire politique que dans l’histoire de la pensée philosophique et juridique de son temps. Ex-libris manuscrit ancien sur le titre : « Au. Le Pontac protop. » ; Reliure armoriée XIXe au cheval ailé couronné non identifiée. Feuillets roussis, dos épidermée. Balsamo & Simonin, 427 ; Bruno Petey-Girard et Alexandre Tarrête Guillaume du Vair : parlementaire et écrivain (1556-1621) colloque d’Aix-en-Provence ; Renoux-Zagamé, Dictionnaire historique des juristes français, p. 300.

Réf : 14875

Thème

Histoire

Panier