PAINE (Thomas).

Théorie et pratique des droits de l'homme, par Th. Paine, Secrétaire du Congrès au département des affaires étrangères pendant la guerre d'Amérique, auteur du Sens commun, et des réponses à Burke. Traduit en François, par F. Lanthenas, et par le traducteur du Sens commun.

Paris,
chez les Directeurs de l’Imprimerie du Cercle Social, rue du Théâtre François, n°4,
1792.
In-8 de (4)-251 pp., basane fauve estampée à froid, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin noir, filet et frise dorés d’encadrement sur les plats (reliure début XIXe).

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Paris, chez les Directeurs de l’Imprimerie du Cercle Social, rue du Théâtre François, n°4, 1792.

In-8 de (4)-251 pp., basane fauve estampée à froid, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin noir, filet et frise dorés d’encadrement sur les plats (reliure début XIXe).

Nouvelle traduction établie par le député à la convention nationale François Lanthenas, de la seconde partie seule des Droits de l’homme de Thomas Paine, publiée sans l’épître dédicatoire à La Fayette ni la préface de l’auteur. On peut lire à ce propos dans l’avis placé en tête d’ouvrage : « cet écrivain a été obligé, par les préjugés qui gouvernent encore ce peuple (anglais), de descendre jusqu’à répondre à Burke. Il l’a, surtout, fait dans une longue préface, qui n’est qu’une pièce polémique, très-fastidieuse. (…). on a donc cru que ce serait faire injure aux Français libres, que de la traduire : et des raisons semblables ont engagés les éditeurs à supprimer encore une épître dédicatoire adressée par Paine à Lafayette. (…) » Le commandant de la Garde nationale était tombé en disgrâce depuis l’affaire du Champ-de-Mars. Rights of Man, being an answer to Mr. Burke’s attack on the French Revolution (London, for J.S. Jordan, 1791) fut écrit en réponse aux Réflexions sur la révolution en France de Burke (publiées en 1790), qui soutenait le rôle de la religion dans le maintien de l’ordre social et désapprouvait le renversement passionné d’institutions séculaires en France. La deuxième partie de l’ouvrage fut publiée en 1792. Paine s’attaquait désormais à presque tous les niveaux de la société, mais surtout à la monarchie et à l’aristocratie. Il s’opposait à toute forme de privilège et estimait que l’État devait aider les moins fortunés en leur offrant une éducation gratuite, des pensions et même des allocations de maternité. Paine pensait qu’une société plus égalitaire serait une société moins corrompue, car il notait que « là où il n’y a pas de distinctions, il ne peut y avoir de supériorité; l’égalité parfaite n’offre aucune tentation » (Robertson, 715). Pour ce faire, il souhaitait supprimer les titres de noblesse et la Chambre des Lords en Angleterre avec ses législateurs dont la seule qualité était d’avoir été législateur de père en fils. Selon Paine, les monarques disposaient d’un ensemble de compétences tout aussi limité pour occuper leur position de pouvoir. Les idées de Paine sur la réforme électorale étaient encore plus radicales. Paine proposait que tous les hommes aient le droit de vote. Il soutenait que « tout droit civil découle d’un droit naturel, qui ne doit jamais être envahi par des autorités dont la seule fonction est de le renforcer » (Yolton, 459). Les opinions radicales de Paine l’obligèrent à quitter l’Angleterre, sous peine d’être jugé pour trahison. La première édition française complète (première et seconde parties) fut établie par François Soulès sous le titre Droits de l’homme ; en réponse à l’attaque de M. Burke sur la révolution françoise (Paris, Buisson et Testu, Mai 1791, 1792). Reliés à la suite : HEMSTERHUIS (Frans). Lettre sur l’Homme et ses rapports. Paris, 1772. In-8 de 68, pp. Rare et unique contrefaçon à la date et à l’adresse de l’édition originale de la Lettre sur l’Homme et ses rapports de François Hemsterhuis (1721-1790) surnommé « le Platon hollandais » qui entendait réfuter le Système de la Nature de d’Holbach et démontrer que « la raison seule (…) ne saurait jamais nous mener aux systèmes de matérialisme et de libertinage ». Conlon 72.852 ; Roger Stoddard, A Bibliographical List of Books by François Hemsterhuis (1721-1790) (The Book Collector 2001, 189-201), n°4b. Pâle mouillure. Florian (Jean-Pierre Claris de). Éliézer et Nephtaly, poème traduit de l’hébreu, ouvrage posthume de M. de Florian. – Dialogue entre deux chiens, nouvelle imitée de Cervantès (Paris, Guillemine, 1802). In-8 de 156 pp. Extrait des Oeuvres posthumes de M. de Florian. Provenance : Désiré Le Roy-Berger : « Bibliothèque de Le Roy-Berger imprimeur-libraire, 10 mai 1811 » (étiquette au verso du titre) . Quérard, VI, 646.

Réf : 44666

Thème

Histoire, Histoire des idées

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