Le Livre des consolations contre toutes tribulations.

Paris,
Jean Bonfons,
1543-1566 circa.
Petit in-8 gothique de 56 feuillets non chiffrés (A-G8), demi-basane blonde, pièce de titre en maroquin rouge, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure du XVIIIe siècle).

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Paris, Jean Bonfons, 1543-1566 circa.

Petit in-8 gothique de 56 feuillets non chiffrés (A-G8), demi-basane blonde, pièce de titre en maroquin rouge, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure du XVIIIe siècle).

Ce rare petit traité de théologie morale et mystique comprend un dialogue entre le Pauvre Pécheur et Jésus, des méditations sur les péchés mortels et une longue prière en vers. Grand bois sur le titre montrant Jésus au Jardin des Oliviers, en prière devant un calice et trois apôtres endormis. Poème en fin de texte (ff. G6-G8). Au colophon : Nouvellement imprime a Paris pour Jehan Bonfons libraire demourant en la rue neufve Nostre Dame a lenseigne Sainct Nicolas. D’une facture archaïque pour l’époque, souvent non daté, ce type d’ouvrage fit la fortune des officines de la rue Neuve-Notre-Dame voisine de l’église Sainte-Geneviève-des-Ardents. Libraire depuis 1543, Jean Bonfons avait succédé à son beau-père Pierre Sergent à l’enseigne Saint Nicolas en 1547. À sa mort, en 1568, l’officine fut reprise par sa veuve Catherine Sergent jusqu’en 1572, date à laquelle son fils Nicolas Bonfons lui succéda jusqu’en 1623 au moins. Les Bonfons se firent une spécialité de l’édition de romans de chevalerie, de chansons, de théâtre et d’ouvrages de piété, destinés au large public qui fréquentait la Cité : marchands en tous genres, juristes, étudiants et ecclésiastiques des nombreuses églises voisines. Face aux enseignes spécialisées et aux imprimeurs humanistes utilisant principalement le latin, ils surent attirer avec leurs publications, le plus souvent en langue vernaculaire, une clientèle souvent modeste et nouvellement venue à la lecture, vers une littérature populaire et quotidienne, familière d’aspect dans le choix des textes et de l’illustration, comme dans celui des caractères utilisés pour l’impression. Ce matériel typographique, souvent réutilisé depuis le début du siècle, semble se transmette entre les officines de la rue Neuve-Notre-Dame ; tout particulièrement entre l’enseigne de Saint Nicolas et celle de l’Écu de France, fief des Trepperel puis de Lotrian (1525 à 1547). Ce type d’impression, souvent détruit par l’usage, est aujourd’hui de la plus grande rareté. Bel exemplaire. Renouard, Imprimeurs parisiens, 36-37. [1] ; [BnF : RES 8-nFA-7] ; Catalogue Lignerolles, IV, 26 ; Bechtel C-582.

Réf : 43253

Thème

Histoire du livre, Religions

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